Menu
Accueil / Assurance Auto / Conseils / Alcool au volant

Alcool au volant

Le point sur la législation

L’alcool reste la deuxième cause d’accidents mortels sur les routes de France, et ce malgré de nombreuses campagnes de prévention. Pour tenter de limiter ces drames liés à la consommation d’alcool, les comportements à tenir à bord d’un véhicule doivent être connus de tous. Limites d’alcoolémie autorisées, effets sur la conduite ou encore sanctions encourues : retrouvez un point complet de la législation en vigueur concernant l’alcool au volant.

Alcool au volant : quelles sont les limites autorisées ?

Au volant, le taux d’alcool maximal autorisé est de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré (résultat obtenu via un éthylotest). La limite autorisée s’abaisse à 0,2 g d’alcool par litre de sang (0,10 mg par litre d’air expiré) pour les jeunes conducteurs circulant avec un permis probatoire, doté de 6 points. Ils sont soumis à ce seuil d’alcoolémie pendant trois ans, ou deux s’ils ont obtenu le permis après avoir passé la conduite accompagnée.

À combien de verres correspondent les limites d’alcool autorisé ?

Peu importe la boisson en question, chaque verre contient environ la même dose d’alcool pur, à savoir 10 grammes par litre. C’est notamment le cas pour :

  • 25 cl de bière (5°),
  • 12,5 cl de champagne (10°),
  • 10 cl de vin (12°),
  • 6 cl d’un apéritif type Porto (18°),
  • 3 cl d’un alcool fort comme la vodka ou whisky (40°).

Boire un verre d’alcool fait augmenter le taux d’alcool dans votre corps entre 0,20 et 0,25 g d'alcool par litre de sang en moyenne. 
A consommation équivalente d'alcool, le taux d'alcoolémie peut varier en fonction du sexe, de l’âge ou de la morphologie du conducteur, mais aussi à cause d’éléments extérieurs comme l’état de santé, de fatigue ou de stress.

Ainsi, chez certaines personnes plus sensibles, un verre d’alcool consommé peut faire grimper le taux d’alcool jusqu’à 0,30 g par litre de sang. Il est donc essentiel de ne pas consommer d'alcool avant de prendre le volant. Et de ne pas oublier le désormais célèbre adage : celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas.

Combien de temps pour éliminer l’alcool dans le sang ?

Dans votre corps, l’alcoolémie atteint son plus haut niveau une demi-heure après avoir bu un verre à jeun, et une heure si vous avez consommé de l’alcool au cours d’un repas.

Ce qu’il faut surtout savoir, et c’est d’autant plus vrai si vous êtes amené à prendre le volant, c’est que le corps prend du temps à éliminer : en moyenne nous perdons entre 0,10 et 0,15 g d'alcool par litre de sang toutes les heures. 

Les effets de l’alcool sur la conduite

Si l’alcool au volant ou à moto est à proscrire, c’est qu’il altère considérablement la conduite du conducteur, et ce à cause de plusieurs facteurs :

  • sentiments d’euphorie faussant les différences perceptions,
  • mauvaise appréciation des distances,
  • mauvais ressenti au niveau de la vitesse,
  • temps de réaction plus important,
  • problèmes de coordination des gestes,
  • somnolence au volant,
  • davantage d’agressivité.

Alcool au volant : quelles sanctions ?

Si vous êtes contrôlé et dépisté avec de l’alcool au volant, vous vous exposez à des sanctions diverses, de la simple amende à la peine prison, suivant votre alcoolémie et vos antécédents.

Alcoolémie supérieure ou égale à 0,5 g/l (ou 0,2 g/l pour un permis probatoire)

Si un conducteur est contrôlé avec un taux d’alcool égal ou supérieur à la limite de 0,5 g par litre de sang (ou 0,2 g/l dans le cas d’un jeune conducteur), il s’expose à :

  • une amende forfaitaire de 135 €,
  • la perte de 6 points sur le permis de conduire : la première année du permis probatoire, cela équivaut à la perte de tous les points,
  • une suspension de permis pouvant aller jusqu’à 3 ans.
Alcoolémie comprise entre 0,5 g/l et 0,8 g/l

Se faire contrôler au volant avec un taux d’alcool compris entre 0,5 g/l et 0,8 g/l constitue une contravention et peut entraîner :

  • une amende forfaitaire de 135 €,
  • la perte de 6 points sur le permis de conduire,
  • une éventuelle suspension du permis de conduire.
Alcoolémie égale ou supérieure à 0,8 g/l

Conduire un véhicule avec un taux d’alcool supérieur à 0,8 g par litre de sang (ou 0,4 mg d’alcool par litre d’air expiré) constitue un délit. Le contrevenant s’expose à :

  • la perte de 6 points sur le permis de conduire,
  • l’immobilisation du véhicule,
  • une suspension du permis de conduire pouvant aller jusqu’à 3 ans,
  • une annulation du permis de conduire,
  • une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 €,
  • l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, à ses frais,
  • une peine de prison pouvant aller jusqu’à 2 ans.
Récidive avec un taux égal ou supérieur à 0,8 g/l

En cas de récidive de conduite en état d’ivresse et d’un taux d’alcool supérieur à 0,8 g/l,

le conducteur risque :

  • l’obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière, à ses frais,
  • la perte de 6 points sur le permis de conduire,
  • une annulation du permis de conduire jusqu’à 3 ans,
  • la confiscation du véhicule,
  • une amende pouvant aller jusqu’à 9 000 €,
  • une peine de prison pouvant aller jusqu’à 4 ans.

Alcool au volant : quels sont les chiffres de la Sécurité routière ?

Chaque année, l’alcool au volant demeure l’une des principales causes de décès sur les routes françaises. La deuxième, juste derrière la vitesse excessive. Les chiffres de la Sécurité routière sont significatifs : l’alcool est impliqué dans près d’un tiers des accidents mortels.

En 2016, en France, 1 009 personnes ont perdu la vie à la suite d’un accident impliquant un conducteur alcoolisé, et près de 3 500 personnes ont été blessées dans les mêmes circonstances. Plus inquiétant, toujours en 2016, les alcoolémies délictuelles – impliquant un taux d’alcool supérieur ou égal à 0,8 g par litre de sang – représentaient 22,3 % des délits, soit une augmentation de 2,2 % par rapport à l’année précédente.

Afin de sensibiliser les conducteurs, la Sécurité routière a reconstitué « l’accident mortel type », autrement dit le scénario le plus fréquemment constaté lors de ces drames de la route. Ainsi, généralement, les accidents mortels avec alcool :

  • ont lieu la nuit : 2 fois sur 3,
  • ont lieu le week-end : 1 fois sur 2,
  • ont lieu sur une route hors agglomération : 2 fois sur 3,
  • sont causés par des hommes : plus de 9 fois sur 10,
  • impliquent des jeunes : 25 % des 18-35 ans impliqués dans un accident mortel avaient consommé trop d’alcool.


L’alcool au volant accentue considérablement le danger sur la route. Une personne ayant consommé de l’alcool présente 8,5 fois plus de risques d’être responsable d’un accident mortel. À toutes fins utiles, rappelons que pour un conducteur roulant avec :

  • 0,5 g par litre de sang : le risque d’accident est multiplié par 2,
  • 0,8 g par litre de sang : le risque d’accident est multiplié par 10,
  • 1,2 g par litre de sang : le risque d’accident est multiplié par 35.

À lire aussi : La vitesse au volant : limitations en vigueur, les risques et les sanctions

La Matmut vous accompagne…

Pour vous accompagner au quotidien sur les routes, la Matmut vous propose ses formules d’assurances auto, spécialement adaptées à vos besoins et à votre budget.

Pour aller plus loin