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Conduire de nuit

Nos conseils

La nuit, la conduite prend une autre tournure. Fatigue, éblouissement, perception différente… Conduire en soirée demande une approche différente, davantage de concentration et d’attention aux automobilistes. Si vous êtes amené à prendre la route en nocturne, une petite préparation s’impose pour vous assurer un trajet sans danger. Retrouvez tous nos conseils pour bien conduire de nuit.

Conduire de nuit : quels sont les risques ?

Conduire de nuit demande davantage de vigilance, de concentration et d’attention qu’en pleine journée. Sur la route, près d’un blessé grave sur quatre et près de la moitié des accidents mortels ont lieu une fois le soleil couché. Pourtant, la conduite de nuit représente seulement 10 % du trafic automobile.

Comment lutter contre la fatigue au volant ?

Si le danger sur les routes est accru, c’est parce que les risques sont multiples. À commencer par la somnolence au volant. Yeux qui piquent, bâillements, paupières lourdes, dos et nuque raides : conduire de nuit fatigue l’organisme et augmente le risque d’accident. Et cela est d’autant plus vrai si vous ne vous êtes pas suffisamment reposé.

Pour lutter contre la fatigue au volant, voici quelques conseils pour conduire de nuit, notamment avant un long trajet :

  • ne prenez pas la route directement après une journée de travail,
  • si possible, dormez au moins 7 heures avant de prendre la route,
  • prenez un repas léger avant le départ,
  • ne consommez pas d’alcool ni de médicaments contre-indiqués pour la conduite,
  • respectez les limitations de vitesse du code de la route : rouler rapidement fatigue plus vite,
  • faites une pause de vingt minutes toutes les deux heures,
  • en cas de grosse fatigue, arrêtez-vous et faites une sieste,
  • si vous n’êtes pas seul, alternez régulièrement le conducteur.

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Conduite de nuit et problème de visibilité

Au-delà de la fatigue, conduire de nuit pose un problème d’appréciation au volant.

Le manque de visibilité lié à l’obscurité présente plusieurs risques comme :

  • la réduction du champ de vision,
  • une perception plus limitée de la route et des obstacles (travaux, animaux sauvages, etc.),
  • une atténuation des contrastes et des reliefs,
  • une augmentation du temps de réflexe,
  • un éblouissement causé par les phares des autres automobilistes.

Si vous êtes sujet à des problèmes de vue, avant un long trajet de nuit (comme un départ en vacances, par exemple), faites contrôler vos yeux, et leur sensibilité aux éblouissements. Les porteurs de lunettes pourront également se tourner vers des lunettes de nuit, diminuant les effets des reflets et des lumières.

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Conduire de nuit : les conseils avant le départ

Vous vous apprêtez à conduire de nuit. Avant de prendre la route, idéalement quand il fait encore jour, quelques conseils et précautions sont à mettre en pratique pour rendre votre future conduite nocturne plus agréable et plus sûre.

La première chose à faire : avant le départ, vérifiez l’état de vos phares. La nuit, le plus important reste de bien voir mais aussi d’être vu. Feux de position, de croisement, de route, clignotants et warning, assurez-vous qu’ils soient tous en état de fonctionner. Profitez-en pour régler vos feux de croisement. Trop bas, la route ne sera pas suffisamment éclairée. Trop hauts, ils risquent d’aveugler les autres conducteurs. Pour rappel, les feux de croisement doivent éclairer sur une distance de 45 à 75 mètres, et les feux de route, 90 à 150 mètres.

De même, accordez une attention toute particulière à la propreté de vos phares, pare-brise et rétroviseurs. Nettoyez ces surfaces à l’aide d’un chiffon en microfibres. Placez votre rétroviseur intérieur en position « nuit », cela atténuera le reflet des phares des voitures qui vous suivent. Enfin, diminuez la luminosité du tableau de bord afin d’avoir un éclairage moins « agressif » pour les yeux dans l’habitacle.

Comme expliqué ci-dessus, tentez de vous reposer un maximum avant de partir. Ne prenez pas un repas trop copieux : la digestion favorise la somnolence. Préférez un plat plus léger, quelques sucres lents et prenez de l’eau et des fruits pour la route. Si vous comptez partir juste après une journée de travail, prenez une douche chaude, cela vous réveillera avant de prendre la route.

Comment bien conduire de nuit ?

Principal conseil si vous conduisez de nuit : limitez votre vitesse. Prendre la route la nuit demande plus de concentration, la visibilité est moins bonne et vous devez être en mesure – comme en plein jour – d’anticiper les dangers et d’avoir les bons réflexes. De plus, une conduite rapide fatigue davantage votre organisme. Pour un voyage plus sûr, notamment en cas de freinage d’urgence, augmentez les distances de sécurité avec le véhicule qui vous précède.

Conduite de nuit : le point sur les phares

Autre point important lors de votre conduite nocturne : les phares. Pour éviter au maximum d’être ébloui et de fatiguer vos yeux lorsque vous croisez des véhicules, détournez légèrement le regard et fixez les bandes blanches latérales, sur le côté droit de la route.

De votre côté, un bon usage des phares évitera aussi d’éblouir les autres conducteurs. Petit rappel d’usage :

  • feux de position en agglomération bien éclairée,
  • feux de croisement hors agglomération et en agglomération si l’éclairage est insuffisant,
  • feux de route s’il n’y a pas d’éclairage et que vous roulez seul. Dès que vous croisez un véhicule, basculez en feux de croisement pour ne pas aveugler l’autre conducteur.
Même de nuit, faites des pauses

Lors de votre conduite de nuit, mettez de la musique rythmée ou, si vous êtes accompagné, discutez avec votre passager. Ce sont des moyens efficaces de stimuler votre attention et de vous maintenir éveillé et concentré.

Si vous sentez des signes de fatigue ou de somnolence, ne prenez aucun risque et arrêtez-vous. Une sieste de 20 minutes peut suffire à vous remettre sur pied et continuer votre route. Mais n’hésitez pas à prendre un temps de repos plus conséquent si le besoin s’en fait ressentir. D’une manière générale, comme en pleine journée, une pause de 20 minutes s’impose toutes les deux heures. L’essentiel n’est pas d’arriver le plus vite possible mais d’arriver entier !

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Pour aller plus loin :