Pourquoi la Matmut fait du défaut d’assurance un sujet de sensibilisation ?

Selon le dernier baromètre annuel de la non-assurance routière¹ publié en octobre 2025 par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), près de 800 000 conducteurs rouleraient aujourd’hui sans assurance automobile en France - une hausse de près de 2 % en un an. Derrière ces chiffres se cache un paradoxe : alors que l’assurance auto est obligatoire depuis 1958 et que rouler sans assurance demeure un délit, une part non négligeable d’automobilistes continue de circuler sans couverture, exposant les victimes d’accidents - mais aussi l’ensemble de la collectivité assurée - à des conséquences lourdes.

Si près de 78 % des véhicules non assurés en 2024 restaient des véhicules légers - automobiles principalement - les trottinettes électriques, hoverboards, gyroroues, gyropodes et autres engins de déplacement personnel motorisés représentent près de 9 % des véhicules non-assurés et a connu une hausse spectaculaire de 23 % en un an.

Ce phénomène discret mais préoccupant interroge non seulement la sécurité routière, mais aussi l’équilibre économique du système d’indemnisation des victimes d’accidents.

Longtemps resté un sujet technique réservé aux spécialistes de l’assurance, le défaut d’assurance est devenu un véritable enjeu de société. Il touche à la fois au pouvoir d’achat, à la sécurité routière et à la solidarité collective. C’est précisément pour cette raison que la Matmut choisit aujourd’hui d’en faire un sujet de communication grand public.

Un risque individuel… aux conséquences collectives

Lorsqu’un conducteur assuré provoque un accident, c’est son assurance qui indemnise les victimes.
Mais lorsqu’un conducteur roule sans assurance, qui paie ?

Derrière cette question se trouve un acteur méconnu du grand public : le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Créé pour éviter qu’une victime d’accident ne soit laissée sans indemnisation lorsque le responsable n’est pas assuré ou n’est pas identifié, ce mécanisme de solidarité joue un rôle essentiel dans le modèle français de protection.

Le principe est juste : une victime ne doit jamais supporter seule les conséquences d’un accident qu’elle n’a pas causé. Mais cette solidarité a un coût !Le principe est juste : une victime ne doit jamais supporter seule les conséquences d’un accident qu’elle n’a pas causé. Mais cette solidarité a un coût !

Le FGAO est financé par la communauté des assurés et par les recours engagés contre les responsables non assurés. En pratique, cependant, le remboursement des sommes versées reste souvent difficile, notamment lorsque les conducteurs responsables sont insolvables. En 2025, 123 millions d’euros d’indemnisations ont été versés au titre du FGAO¹, illustrant l’ampleur de sa mission.

L’équilibre financier du fonds est-il menacé ? Si le nombre de sinistres augmentait plus vite que les capacités de financement du système, la pression se reporterait indirectement sur l’ensemble des assurés.

Autrement dit, lorsqu’un automobiliste choisit de rouler sans assurance, le coût ne disparaît pas : il est reporté sur l’ensemble du système.

C’est pourquoi le sujet dépasse largement la seule responsabilité individuelle. Il interroge notre capacité collective à préserver un modèle fondé sur la mutualisation du risque.

Car au bout de la chaîne, quelqu’un finance toujours la solidarité.

Une tendance préoccupante

Le défaut d’assurance est aujourd’hui considéré comme l’un des premiers délits routiers constaté en France par l’ONISR (Observatoire interministériel de la sécurité routière) dans son bilan annuel de l’accidentalité routière paru en mai 2026². Cette tendance mérite attention car il semble étroitement corrélé à d’autres facteurs de risque : conduite sans permis, précarité économique, résiliation de contrat ou comportements routiers plus accidentogènes. Dans le baromètre de la non-assurance, sur 80 091 véhicules impliqués dans un accident corporel ayant fait l’objet d’un procès-verbal par les forces de l’ordre en 2023, 4 333 véhicules n’avaient pas d’assurance. Ce chiffre progresse de 3,4 % entre 2023 et 2024 et de plus de 50 % depuis 2017. Cette évolution s’inscrit dans le contexte du renforcement des contrôles grâce au Fichier des véhicules assurés (FVA).

Le profil des conducteurs concernés est révélateur. Les moins de 30 ans seraient particulièrement représentés parmi les conducteurs non assurés, souvent confrontés à des primes élevées ou à des difficultés d’accès à l’assurance. Plus inquiétant encore, une part importante des conducteurs non assurés ne disposerait même pas du permis de conduire.

Autrement dit, la non-assurance ne constitue pas seulement un risque administratif : elle peut être le symptôme d’une forme de décrochage du système de mobilité légal et assuré.

Rouler sans assurance n’est jamais une solution sans conséquence. En cas d’accident grave, les dommages peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Même si le FGAO indemnise les victimes, le responsable reste juridiquement redevable des sommes engagées, parfois pendant de nombreuses années. À cela s’ajoutent des sanctions pénales importantes : immobilisation du véhicule, amendes élevées, voire, dans certaines circonstances aggravantes, des peines plus lourdes.

La prévention apparaît donc comme un levier indispensable.

Pourquoi la Matmut prend la parole ?

La Convention d’État Assureurs 2023–2027 engage l’ensemble de la profession à lutter contre la non-assurance. Mais au-delà d’un engagement sectoriel, la Matmut revendique une responsabilité particulière en tant qu’assureur-préventeur.

La logique est simple : protéger ne consiste pas uniquement à indemniser après un accident, il s’agit aussi d’agir avant, pour éviter qu’une situation de risque ne survienne.

Lorsque certains conducteurs échappent au système tout en continuant à circuler, une asymétrie apparaît. Ceux qui respectent les règles supportent indirectement le coût du risque produit par ceux qui s’en exonèrent.

Cette situation peut nourrir un sentiment d’iniquité, mais aussi contribuer à une pression générale sur les équilibres économiques de l’assurance automobile.

Le défaut d’assurance met en danger les conducteurs eux-mêmes, parce qu’il fragilise les victimes potentielles, mais aussi parce qu’il pèse indirectement sur l’ensemble des assurés, dans un contexte où les enjeux de pouvoir d’achat occupent une place centrale dans les préoccupations des Français.

Sensibiliser au risque du défaut d’assurance, c’est donc faire de la prévention.

Faire de la prévention un sujet de conversation pendant l’été

À travers sa campagne de sensibilisation déployée pendant l’été, la Matmut souhaite porter un message simple :

« 800 000 Français roulent sans assurance. Soyons tous conscients des risques et des impacts, assurons-nous tous. »

L’ambition dépasse le simple cadre publicitaire. L’enjeu est d’ouvrir une conversation collective sur un sujet souvent invisible, mais dont les conséquences sont très concrètes.

Le calendrier n’est pas anodin. À l’approche des grands départs estivaux, période traditionnellement marquée par les enjeux de sécurité routière, le sujet trouve un écho particulier : davantage de circulation, davantage d’exposition au risque et une attention médiatique naturellement tournée vers la route.

Avec un parti pris créatif décalé assumé, « Sur la route de Fleury-Mérogis - rouler sans assurance, c’est risquer des sanctions pénales », la Matmut entend nourrir un débat utile, informer sans culpabiliser et rappeler un principe fondamental : sur la route, la responsabilité de chacun engage aussi la protection de tous.

Car derrière l’obligation d’assurance, il y a une réalité simple : personne ne devrait rester seul face aux conséquences d’un accident. #PlusJamaisSeulpourAgir

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SUR LA ROUTE DE Fleury-Merogis ROULER SANS ASSURANCE, C'EST RISQUER DES SANCTIONS PENALES*  *AMENDES PÉNALES NOTAMMENT. D'AUTRES SANCTIONS PEUVENT ÊTRE PRONONCÉES EN CAS D'INFRACTIONS ASSOCIÉES (EX: ACCIDENT SUIVI D'UN DÉLIT DE FUITE). Matmut PREVENTION Matmut - Mutuelle Assurance des Travailleurs Mutualistes. Société d'assurance mutuelle à cotisations variables, immatriculée au RCS de Rouen n° 775 701477. Entreprise régie par le Code des assurances *Siège social: 66, rue de Sotteville, 76100 Rouen. VISUEL RETOUCHÉ EN IA. GRAND DÉPART VERS FRESNES ROULER SANS ASSURANCE, C'EST RISQUER DES SANCTIONS PENALES*  *AMENDES PÉNALES NOTAMMENT. D'AUTRES SANCTIONS PEUVENT ÊTRE PRONONCÉES EN CAS D'INFRACTIONS ASSOCIÉES (EX: ACCIDENT SUIVI D'UN DÉLIT DE FUITE). Matmut PREVENTION Matmut - Mutuelle Assurance des Travailleurs Mutualistes. Société d'assurance mutuelle à cotisations variables, immatriculée au RCS de Rouen n° 775 701477. Entreprise régie par le Code des assurances *Siège social: 66, rue de Sotteville, 76100 Rouen. VISUEL RETOUCHÉ EN IA.
EN CHEMIN VERS Les Baumettes ROULER SANS ASSURANCE, C'EST RISQUER DES SANCTIONS PENALES*  *AMENDES PÉNALES NOTAMMENT. D'AUTRES SANCTIONS PEUVENT ÊTRE PRONONCÉES EN CAS D'INFRACTIONS ASSOCIÉES (EX: ACCIDENT SUIVI D'UN DÉLIT DE FUITE). Matmut PREVENTION Matmut - Mutuelle Assurance des Travailleurs Mutualistes. Société d'assurance mutuelle à cotisations variables, immatriculée au RCS de Rouen n° 775 701477. Entreprise régie par le Code des assurances *Siège social: 66, rue de Sotteville, 76100 Rouen. VISUEL RETOUCHÉ EN IA.

¹ Baromètre annuel de la non-assurance routière 2025 du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO)

² Bilan annuel de l’accidentalité routière paru en mai 2026 l’ONISR (Observatoire interministériel de la sécurité routière)

Actualité

09 Juillet 2026

Temps de lecture : 8 min