Dans un environnement économique marqué par l’incertitude, les transitions multiples et une pression accrue, la relation client avec les professionnels ne peut plus se limiter à une logique assurantielle classique.
Longtemps, protéger une entreprise a consisté à couvrir ses actifs, ses flux, ses responsabilités. Mais cette vision est aujourd’hui incomplète.
Car elle repose sur un angle mort devenu critique : elle dissocie l’entreprise de la personne qui la dirige. Or, la réalité contemporaine impose une évidence : la première vulnérabilité d’une entreprise n’est-elle pas humaine ?
Les pros : une relation qui va au-delà de la simple couverture assurantielle ?
Les professionnels - artisans, commerçants, indépendants, dirigeants de TPE/PME - font face à une accumulation de défis : instabilité économique, complexification réglementaire, transitions numériques et environnementales.
Les études menées en 2025 par BPIFrance et l’IFOP montrent une évolution nette de leurs attentes :
- plus de lisibilité et de simplicité ;
- un accompagnement personnalisé, au-delà du contrat ;
- une réactivité accrue ;
- et surtout, des partenaires capables d’anticiper et de comprendre leurs réalités.
Les professionnels n’attendent plus seulement une couverture, ils attendent une relation capable de soutenir leur activité - mais aussi, implicitement, ceux qui la portent.
La santé du dirigeant : un angle mort devenu stratégique
Derrière les enjeux économiques, une autre réalité s’impose - longtemps invisible, désormais documentée.
Les résultats 2024 de l’Observatoire Amarok ont été sans appel : 37 % des chefs d’entreprise sont aujourd’hui en risque d’épuisement professionnel, contre 17 % il y a cinq ans.
Plus frappant encore, les premiers enseignements du programme B.A.S.E. révèlent un décalage majeur :
- 90 % des dirigeants se déclarent en bonne santé ;
- mais 82 % présentent en réalité au moins un trouble, physique ou psychologique.
Cette contradiction est clé. Elle signifie que la vulnérabilité est non seulement réelle, mais aussi largement sous-estimée, y compris par ceux qui en sont les premiers concernés.
La santé du dirigeant n’est pas un sujet périphérique, c’est un actif stratégique
Ces constats ne relèvent pas uniquement de la santé publique. Ils interrogent la notion de performance. Un dirigeant fatigué, isolé ou en surcharge mentale arbitre moins efficacement, anticipe moins bien, s’expose davantage aux erreurs. À l’inverse, un dirigeant en bonne santé devient un facteur direct de solidité et de continuité.
La résilience ne se décrète pas, elle est exigeante et demande d’être en capacité de tenir dans la durée, malgré les contraintes. Et cette capacité repose, en grande partie, sur un facteur simple : l’état physique et psychologique de celui qui décide.
La Matmut, partenaire de résilience
Dans ce contexte, la relation client avec les pros doit évoluer.
Les attentes sont claires :
- être accompagné, pas seulement couvert ;
- être compris, pas seulement segmenté ;
- être soutenu, pas seulement indemnisé.
Il ne s’agit plus seulement de gérer des risques. Il s’agit de renforcer la capacité des entreprises à y faire face. Ce changement de posture ouvre un nouveau rôle pour la Matmut.
Avec le programme B.A.S.E., la Matmut objective une conviction
Dans un contexte où 1 Français sur 5 est concerné par des troubles de santé mentale, les dirigeants restent paradoxalement les moins accompagnés, sans obligation de suivi en santé au travail. Ce vide crée une responsabilité nouvelle pour les acteurs qui les entourent.
C’est précisément dans cette logique que s’inscrit le programme B.A.S.E. (Bilan Annuel de Santé de l’Entrepreneur) porté par la Matmut. Son ambition est claire : faire de la santé du dirigeant un levier concret de prévention et de performance.
Au-delà de la sensibilisation, le programme repose sur :
- un bilan de santé complet, intégrant dimensions physiques et psychologiques ;
- un accompagnement personnalisé dans la durée ;
- une démarche statistique avec un suivi longitudinal.
Les premiers résultats sont révélateurs :
- 40 % des dirigeants déclarent avoir du mal à trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle
- 40 % affirment que la qualité de leur sommeil est mauvaise, voire très mauvaise
Des signaux faibles qui, à terme, peuvent devenir des facteurs de risque majeurs pour l’entreprise elle-même.
En faisant de la santé du dirigeant un enjeu stratégique, la Matmut redéfinit son rôle dans sa relation avec les pros : celui d’un partenaire de la résilience des entreprises - être au plus près de tout ce qui les fait réellement tenir et comprendre que leur performance économique est indissociable de leur équilibre humain.
07 Mai 2026
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