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Arnaques à l'assurance

Comment les repérer ?

Faux accidents, cybercriminalité sur internet, appels téléphoniques suspects… Les escrocs ne manquent pas d’imagination. Certaines arnaques à l'assurance – fréquentes et connues des assureurs – sont de retour. Gardons l’œil !

ARNAQUE 1 : l’escroquerie au rétroviseur cassé

Bien qu’ancienne, l’escroquerie au rétroviseur cassé connaît une recrudescence et continue de faire des victimes. Les escrocs, qui visent généralement une personne âgée ou seule, simulent un accident de la circulation et accusent leur victime d’avoir heurté leur rétroviseur sans s’en apercevoir. L'objectif des malfaiteurs est d'extorquer de l'argent liquide. 

L'escroquerie au rétroviseur cassé, comment ça se passe ?

Sur un parking ou sur route, un individu jette sur le véhicule un caillou ou une pièce métallique pour inciter sa victime à s’arrêter. En s’approchant du véhicule, il fait des marques sur le rétroviseur ou la carrosserie et accuse sa victime d’avoir accroché son rétroviseur. L’escroc propose d’établir un constat amiable et demande le nom de l’assurance de sa victime. Il prétend toujours avoir la même !

Se prétendant conciliant, l’arnaqueur fait ensuite mine d’appeler l’assureur mais contacte en réalité un complice qui indique qu’il est préférable de s’arranger à l’amiable en payant tout de suite. Cette solution éviterait de supporter la franchise pour laquelle le complice annonce un montant exorbitant. En cas d’hésitation, l’escroc peut même aller jusqu’à inventer un délit de fuite pour intimider sa victime en faisant planer la menace d’une suspension de permis. 

Une fois la victime convaincue, l’escroc l’incite à se rendre à un distributeur pour se faire dédommager avant de partir avec la somme extorquée allant parfois d’une centaine à des milliers d’euros !

Comment faire face à cette arnaque à l'assurance ?

Si cette escroquerie à l'assurance n'est pas nouvelle, elle n'est pas forcément connue de tous. C'est pourquoi, il faut informer et sensibiliser votre entourage à ces arnaques. Si vous êtes confronté à ces pratiques frauduleuses, suivez ces quelques règles :

  • établissez un constat amiable quel que soit l’accrochage ;
  • ne donnez jamais d’argent liquide ;
  • au moindre doute, relevez la plaque d’immatriculation et le modèle de la voiture et appelez les forces de l’ordre (Police nationale : 17).
Et à la Matmut ? 

Lors de tout accident, même un simple accrochage, établissez un constat amiable papier ou électronique. Nos conseillers instruiront votre dossier.

À lire aussi : Infractions routières, rappel sur la nouvelle réglementation depuis 2017

ARNAQUE 2 : le démarchage téléphonique frauduleux

Un faux conseiller en assurances contacte un particulier en lui faisant croire à un problème urgent concernant ses assurances afin de l’inciter à rappeler au plus vite un numéro surtaxé pour encaisser les frais liés à la communication. Autre arnaque à la mode, la victime est informée d’une mise à jour du nombre de points de son permis de conduire et guidée, pour plus de renseignements, vers un numéro là aussi payant.
Cette arnaque à l'assurance consiste à inciter la victime à rappeler un numéro surtaxé ou obtenir ses coordonnées bancaires.

Le démarchage téléphonique : comment ça se passe ?

La victime reçoit un message vocal ou SMS parfois plusieurs fois dans la journée. Ce message ou SMS la conduit à contacter d’urgence un numéro surtaxé. Tous les prétextes sont bons (et nombreux) :

  • le contrat d’assurance doit être soi-disant modifié car il ne comporte pas une garantie importante (exemple : la garantie responsabilité civile), la limite d’âge du contrat serait dépassée, la cotisation sera augmentée très fortement…
  • l’évolution réglementaire entraînerait la nécessité de faire évoluer les garanties de votre mutuelle santé par exemple,
  • la présence de détecteur de fumées doit être soi-disant vérifiée,
  • le contrat actuel doit être mis à jour, il manque les coordonnées bancaires,
  • la cotisation n’a pas été payée, l’assurance va être résiliée,
  • une remise exceptionnelle, un tarif trop avantageux sont proposés si la souscription a lieu immédiatement…

Lorsque la victime compose le numéro à rappeler d’urgence, il arrive qu’un enregistrement lui signifie que toutes les lignes sont occupées et lui demande de patienter. Ce qui contribue à augmenter les frais de communication.

Comment faire face à ces arnaques à l'assurance ?

Avant de rappeler le numéro indiqué en urgence, prenez quelques minutes de réflexion. 
Pour éviter d'être victime d'un démarchage téléphonique frauduleux :

  • vérifiez que le numéro communiqué n’est pas surtaxé (numéros à 10 chiffres commençant par 081, 082, 089 et certains numéros courts à 4 chiffres commençant par 1 ou 3) ;
  • ne rappelez jamais un numéro surtaxé que vous ne connaissez pas ;
  • appelez directement votre conseiller à partir d’un numéro de téléphone présent sur votre contrat ou un courrier afin de vérifier les dires de votre interlocuteur téléphonique (contrat non à jour, éléments manquants…). Un simple coup de fil de vérification permet d’éviter de nombreux désagréments ;
  • soyez très prudent face à des offres paraissant trop alléchantes ;
  • signalez les appels ou SMS frauduleux au 33700, dispositif de signalement mis en place par la Fédération Française des Télécoms.

Et à la Matmut ?

Jamais nous ne vous demanderons de nous rappeler à un numéro surtaxé. Votre Agence Conseil Matmut dispose d’un numéro de téléphone non surtaxé. Nos conseillers téléphoniques sont joignables à un seul numéro : 02 35 03 68 68 (prix d’un appel normal).

Jamais nous ne vous demanderons de venir vérifier chez vous vos détecteurs de fumées.

À lire aussi : Tout savoir sur les détecteurs de fumées

ARNAQUE 3 : le « phishing » sur Internet

Le phishing (« hameçonnage » en français également appelé « filoutage ») revêt le plus souvent la forme d’un email émis par des cybercriminels. En se faisant passer pour de grandes sociétés ou des organismes familiers, des services administratifs ou des banques, leur objectif est d’amener leur victime à communiquer ses numéros de cartes de crédit ou les mots de passe de ses comptes bancaires pour détourner de l’argent.

Le phishing sur internet : comment ça se passe ? 

Cette fraude bancaire est d’autant plus dangereuse que lemail revêt toutes les apparences de ceux habituellement émis par l’entreprise : logo, nom… tout est faux et (presque) parfaitement imité. Des emails d’EDF, des impôts, de la CAF, des banques… ont ainsi déjà fait l’objet d’imitations à grande échelle.

Généralement, les victimes, sont attirées par l’annonce d’un remboursement imprévu ou d’une perte de leurs coordonnées.

Exemples :

« Suite à un incident technique, nos services ont perdu vos coordonnées, veuillez remplir le formulaire… ». « Nous vous informons que nous devons vous rembourser la somme de xxx euros… ».

L’email invite ensuite à cliquer sur un lien, envoyer ses coordonnées bancaires et/ou ses identifiants, mots de passe.
Autres types d’emails frauduleux qui circulent : une demande d’envoi d’argent de la part de l’un de vos proches en situation difficile (maladie, vol de papier à l’étranger...) mais là, aussi, tout est faux !

Comment faire face à ces fraudes à l'assurance ?

Sachez que les banques et l’administration ne demandent jamais vos numéros de cartes de crédit ou les mots de passe de vos comptes bancaires ou vos coordonnées bancaires par email. Sécurité oblige !

  • Ne répondez jamais à ce type d’emails et ne les transférez pas
  • Ne cliquez jamais sur les liens ni les pièces jointes
  • Supprimez toujours ces messages
  • Dans le doute, contactez par un autre moyen l’expéditeur officiel
  • Signalez tout email suspect à l’organisme dont l’identité a été usurpée et immédiatement sur la plateforme PHAROS accessible sur le site du gouvernement : www.internet-signalement.gouv.fr
  • Saisissez vous-même l’adresse lorsque vous vous rendez sur un site internet. Et lors d’un paiement (ou d’échanges de données personnelles), vérifiez que le site est sécurisé : un cadenas apparaît dans le navigateur et l’adresse du site commence par « https » au lieu de « http ».

Et à la Matmut ? 

Nous ne vous demanderons jamais vos numéros de carte de crédit ni les mots de passe de vos comptes bancaires par email.
Par ailleurs, la navigation sur vos Espaces Personnels se fait avec le protocole sécurisé « https».

À lire aussi : Réseaux sociaux : attention à la cybercriminalité et aux cambriolages !

Que prévoit la Matmut ?

En cas de doute, avant d'obtempérer à la demande d'un automobiliste peu scrupuleux ou d'un message vocal, ou écrit, prenez le temps de contacter la Matmut.

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