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Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation : accompagner les détenus pour éviter la récidive

Publié en Octobre 2020.

Composante du ministère de la Justice, l’administration pénitentiaire comporte un grand nombre de métiers : surveillant de prison, lieutenants pénitentiaires… Le conseiller ou conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation participe à l’individualisation et à l’aménagement des peines et s’occupe de la réinsertion des détenus. Il intervient en prison et en milieu ouvert avec un rôle mêlant contrôle des obligations des personnes condamnées (travail d’intérêt général…) et actions sociales.

Un métier complémentaire à celui de surveillant pénitentiaire

Pour que celle-ci soit efficace, la condamnation à une peine de prison doit se doubler d’un programme de réinsertion individuelle dont l’objectif est d’éviter la récidive. Si les surveillants pénitentiaires assurent une partie de cette mission à travers l’écoute et l’accompagnement lors de certaines démarches administratives, ils veillent essentiellement à assurer la sécurité de l’établissement. Le conseiller ou conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation se consacre entièrement à mettre en place les conditions d’une bonne réinsertion.

En milieu carcéral, ce spécialiste joue ainsi un rôle de coordinateur entre le détenu et les milieux professionnels, éducatifs et/ou associatifs afin de préparer la sortie de prison. Il peut inviter le détenu à s’inscrire à des formations, le conseiller et l’accompagner dans ses démarches. En fonction de la situation du condamné, il peut proposer des mesures d’aménagement de peine au juge d’application des peines. 

En milieu ouvert, en plus de cette mission d’aide à la réinsertion, le conseiller s’assure que la personne condamnée respecte toutes ses obligations : liberté conditionnelle, placement sous surveillance électronique, travail d’intérêt général… Il a une mission de contrôle.

Des qualités d’écoute et de médiateur nécessaires

Pour mener l’ensemble de ses missions, le conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation travaille avec un grand nombre de parties prenantes : la personne condamnée, les surveillants et l’ensemble du personnel pénitentiaire, le juge d’application des peines, mais aussi les partenaires institutionnels et les entreprises. Métier de réseau et de médiation, le conseiller doit montrer un grand sens du travail en équipe doublé d’une capacité de prise de décision rapide.

L’écoute est une qualité indéniable du conseiller dont l’un des objectifs reste de faire accepter au détenu sa condamnation et, surtout, de lui en faire comprendre les raisons. Le conseiller doit donc se montrer fin psychologue et posséder une réelle ouverture d’esprit pour que la réinsertion du condamné soit réussie.

Recrutement, formation : comment devenir conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation ?

Le concours externe (désormais classé en catégorie A par le décret du 30 janvier 2019) est ouvert aux personnes titulaires d’un bac+3. Pour se présenter aux épreuves du concours interne, il faut être fonctionnaire ou agent de la fonction publique depuis au moins quatre ans au 1er janvier de l’année du concours. Les admis suivent une formation rémunérée (environ 1 600 € par mois) de deux ans à l'École nationale d'administration pénitentiaire d’Agen dont une année de stage à l’issue duquel les aptitudes professionnelles du futur conseiller sont évaluées en vue de sa titularisation. La titularisation intervient à l'issue de la seconde année après avoir satisfait aux épreuves du certificat d'aptitude aux fonctions de conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. Ces épreuves comportent la soutenance d'un mémoire réalisé en cours de formation.

Le conseiller s’engage au service de l’État pour 5 ans au minimum. Le conseiller d’insertion et de probation peut accéder au poste de chef des services d’insertion et de probation par concours interne accessible après 6 ans de service puis, en fin de carrière évoluer vers des fonctions de directeur.

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