Les salaires des praticiens hospitaliers reposent sur une grille indiciaire fixée par décret. Le traitement indiciaire, basé sur le point d’indice, l’échelon et l’ancienneté, constitue la base de la rémunération. Des primes et indemnités, comme l’IESPE (indemnité d’engagement de service public exclusif), ou les émoluments hospitaliers complètent ce revenu lié à la permanence des soins.
Sommaire
Quel est le salaire moyen d’un praticien hospitalier ?
Le salaire moyen d’un praticien hospitalier à temps plein est d’environ 6 526 € net par mois, soit environ 78 312 € net par an, selon les données 2025 publiées par la DREES (direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques).
Ce montant moyen est établi sur l’ensemble du secteur public, tous échelons confondus, et inclut les primes, gardes et astreintes.
Dans les faits, le salaire d’un praticien hospitalier varie fortement suivant son ancienneté et les éventuelles primes dont il peut bénéficier.
Quelles sont les différentes spécialités des praticiens hospitaliers ?
L’hôpital se doit, par nature, de répondre aux problèmes de santé les plus divers. Il a vocation à apporter, parfois dans l’urgence, les secours adéquats. Et ce, quels que soient les symptômes du patient ou la gravité de son état.
Praticien hospitalier : les disciplines
Les praticiens hospitaliers interviennent dans toutes les disciplines liées au soin, qu’elles soient directement médicales, mais aussi biologiques, pharmaceutiques… En toute logique, ils peuvent ainsi être médecins, chirurgiens, psychiatres, biologistes ou encore pharmaciens, par exemple.
Pour avoir une idée de l’étendue des spécialités susceptibles d'être exercées par un praticien hospitalier, voici les plus courantes :
• Accueil des urgences (adultes et enfants) ;
• Anesthésie ;
• Biologie médicale ;
• Bloc opératoire ;
• Cardiologie et médecine vasculaire ;
• Chirurgie ambulatoire ;
• Chirurgie maxillo-faciale et stomatologie ;
• Chirurgie orthopédique et traumatologique ;
• Chirurgie pédiatrique ;
• Chirurgie viscérale et urologique ;
• Consultation de médecine générale ;
• Consultation de psychiatrie ;
• Consultation mémoire ;
• Dépistage et diagnostic des infections par les virus de l'immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles ;
• Diabétologie – Endocrinologie ;
• Diététique ;
• Douleur et accompagnement en soins palliatifs ;
• Gériatrie ;
• Gynécologie - Obstétrique ;
• Hépato-gastroentérologie ;
• Maladies infectieuses et tropicales ;
• Médecine du sport ;
• Médecine intensive réanimation ;
• Neurologie ;
• Oncologie médicale ;
• Ophtalmologie ;
• ORL et chirurgie de la face et du cou ;
• Pédiatrie et néonatologie ;
• Pharmacie – stérilisation ;
• Pneumologie ;
• Radiologie et imagerie médicale ;
• Rééducation fonctionnelle – Kinésithérapie – Ostéopathie – Pédicurie ;
• Rhumatologie ;
• Soins médico-psychologiques ;
• Traitement des maladies addictives.
La hiérarchie des praticiens hospitaliers
Le salaire d’un praticien hospitalier n’est pas lié à sa spécialité. Autrement dit - et contrairement à une idée répandue - il n’existe ni hiérarchie ni une quelconque échelle de prestige entre les différentes spécialités.
Qu’il soit radiologue ou chirurgien, un praticien hospitalier perçoit la même rémunération que son collègue pédiatre, rhumatologue ou psychiatre.
En effet, ce sont essentiellement l’échelon (lié à l’ancienneté) et le statut qui déterminent le niveau de salaire.
Notez qu’à ce dernier peuvent s’ajouter des primes ou des indemnités : par exemple, si le praticien exerce sur plusieurs établissements ou s’il assure la liaison entre différents services.
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La grille indiciaire du grade praticien hospitalier
Depuis un décret de février 2022, les 2 statuts de praticien hospitalier à temps plein et de praticien des hôpitaux à temps partiel ont été fusionnés en un statut unique : le praticien hospitalier (PH).
Dans le détail, la grille des salaires des praticiens hospitaliers (médecins, chirurgiens, psychiatres, pharmaciens…) est aujourd’hui la suivante :
Échelon | Ancienneté | Salaire brut mensuel |
|---|---|---|
1er échelon | Jusqu’à 2 ans | 4 634 € brut / mois |
2e échelon | 2 à 4 ans | 4 840 € brut / mois |
3e échelon | 4 à 6 ans | 5 179 € brut / mois |
4ème échelon | 6 à 8 ans | 5 547 € brut / mois |
5ème échelon | 8 à 10 ans | 5 724 € brut / mois |
6ème échelon | 10 à 12 ans | 5 930 € brut / mois |
7ème échelon | 12 à 14 ans | 6 372 € brut / mois |
8ème échelon | 14 à 16 ans | 6 637 € brut / mois |
9e échelon | 16 à 20 ans | 7 546 € brut / mois |
10e échelon | 20 à 24 ans | 7 880 € brut / mois |
11e échelon | 24 à 28 ans | 8 317 € brut / mois |
12e échelon | 28 à 32 ans | 8 755 € brut / mois |
13e échelon | Au-delà de 32 ans | 9 368 € brut / mois |
Bon à savoir :
Cette rémunération brute n'inclut pas les primes et indemnités auxquelles peut avoir droit un praticien hospitalier à temps plein (indemnités de résidence, de liaison...).
La grille indiciaire du grade praticien associé
On appelle patriciens associés (PA), les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens diplômés hors de l’Union européenne ou titulaires d’un diplôme obtenu dans l’UE, mais non conforme à la directive 2005/36/CE, relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.
Par nature, ils ne sont pas inscrits, en France, à l’Ordre de leur profession et ne peuvent, de ce fait, qu’exercer dans un cadre restreint.
Ainsi :
- Ils sont habilités à participer au service de garde et d’astreinte des internes ;
- Ils peuvent collaborer à la continuité des soins et à la permanence pharmaceutique, mais sous la responsabilité des personnels médicaux statutairement habilités ;
- Ils ne sont pas autorisés à effectuer des remplacements ;
- Leur service hebdomadaire est fixé à 10 demi-journées, sans que la durée de travail puisse excéder 48h par semaine, en moyenne sur une période de 3 mois.
En conséquence, leur rémunération obéit à une grille plus limitée :
Échelon | Ancienneté | Salaire brut mensuel |
|---|---|---|
1er échelon | Jusqu’à 1 an | 3 052 € brut / mois |
2e échelon | Après 1 an | 3 449 € brut / mois |
Bon à savoir :
À ces salaires forfaitaires peuvent s'ajouter des primes et indemnités diverses (participation à la permanence des soins, temps de travail additionnel effectué sur la base du volontariat, etc.).
La rémunération des praticiens hospitaliers contractuels
Les praticiens hospitaliers contractuels sont recrutés par un hôpital sans avoir passé le concours de la fonction publique. Ce qui les distingue, de fait, des praticiens titulaires.
Ils ne peuvent être engagés qu’en CDD ou pour une mission dont la durée ne peut dépasser 6 ans.
Au terme de ce délai, l’hôpital qui les emploie peut décider de les intégrer en CDI.
La grille des salaires des praticiens hospitaliers contractuels est composée de 4 niveaux. Dans le détail, la grille des PH contractuels est aujourd’hui la suivante :
Niveau | Salaire brut mensuel |
|---|---|
1er niveau | 4 580 € brut / mois |
2eme niveau | 4 930 € brut / mois |
3e niveau | 5 280 € brut / mois |
4ème niveau | 6 290 € brut / mois |
Ces émoluments peuvent être majorés, dans la limite de 10 %. Dans ce cas, un contractuel peut espérer percevoir une rémunération comprise entre 5 038 € brut / mois (au premier niveau) et 6 919 € brut / mois (au quatrième niveau).
Toutefois, pour certains contractuels, le salaire peut être négocié au-delà de cette grille en fonction du motif de recrutement, dans la limite d’un plafond fixé à 71 162 € brut / an (remplacement, vacance de poste) ou 119 130 € brut / an (postes en tension).
Bon à savoir :
Le praticien contractuel peut être titularisé. La reprise de son ancienneté lui permet alors d’être reclassé à un échelon proche sur la grille des titulaires, afin de limiter l’impact de la titularisation sur son salaire.
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Les indemnités des praticiens hospitaliers
En complément de leur rémunération, les praticiens hospitaliers peuvent percevoir différentes primes et indemnités.
Pour l’essentiel, ces dernières ont été mises en place dans le but d’inciter les praticiens :
- À s’investir davantage dans l’hôpital public ;
- À développer les échanges entre services ;
- À exercer sur plusieurs établissements.
L’objectif est à la fois de soutenir les dynamiques d'équipes médicales, de réduire les inégalités sur le territoire et de mieux faire face aux tensions, tant au niveau local que national.
À ce jour, la liste des principales indemnités auxquelles peuvent prétendre les praticiens hospitaliers est la suivante :
- Indemnité d’engagement de service public exclusif : 1 010 € brut / mois ;
- Indemnité d’exercice territorial (activité sur plusieurs établissements) : de 250 à 1 000 € brut / mois selon le nombre de sites et la distance ;
- Indemnité d’activité sectorielle et de liaison : 420 € brut / mois ;
- Indemnité de sujétion (versée en cas de travail de nuit ou les week-ends et jours fériés) : 422 € brut / nuit, dimanche ou jour férié, 211 € brut / demi-nuit ou samedi après-midi ;
- Indemnité de temps de travail additionnel : 336 € brut / période ou 168 € brut / demi-période ;
- Indemnité de résidence (destinée à réduire les inégalités de loyer selon les régions de résidence. Elle concerne essentiellement l’Île-de-France, certaines communes de Corse, la Loire-Atlantique et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur) : elle offre, selon les secteurs, une rémunération supplémentaire qui varie de 1 à 3 % du salaire brut ;
- Remboursement partiel des titres de transport.
À retenir :
Ces primes et indemnités sont soumises aux cotisations et contributions habituelles (CGS, CRDS...).
Elles sont également soumises à l'impôt sur le revenu.
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