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Types de management, profils de manager

Publié en novembre 2022

Il n’y a pas qu’une manière de manager une équipe : on en distingue quatre, voire cinq, à adopter en fonction de la situation ou des interlocuteurs. Quels sont les différents types de management ? Quels sont les différents profils de manager ? Présentation et analyse, avec la Matmut.

Trois, quatre ou cinq grands types de management

C’est au psychologue américain Kurt Lewin (1890-1947) que l’on doit le concept de « dynamique de groupe » et la distinction entre trois grandes manières d’exercer un leadership : la manière autoritaire (style directif), la manière « laissez-faire » (style délégatif) et la manière démocratique (style participatif).

L’objet des recherches de Kurt Lewin a été adapté au management en entreprise, avec l’ajout d’un quatrième type, dérivé du mode directif : le management persuasif. Et, depuis quelques années, on en distingue un cinquième : le management bienveillant.

Le management directif

Dans ce mode de management, qualifié de « vertical », le manager décide seul, et sans nécessairement expliquer pourquoi. C’est lui qui donne les instructions à suivre, les consignes à respecter. Il assure la planification des tâches, leur suivi et leur contrôle, en demandant des comptes-rendus à ses collaborateurs. Il ne délègue rien et échange peu.

Quelles sont les qualités d’un manager directif ?

Un manager directif doit avoir une connaissance parfaite de l’entreprise, un sens profond de l’organisation et la capacité de prendre des décisions et de s’y tenir.

Vis-à-vis de son équipe, le manager directif fait preuve d’une autorité naturelle et expose clairement ses consignes. Il doit aussi être capable de gérer le stress dans les situations de crise, afin de garder la confiance de ses collaborateurs et de préserver leur motivation. Il a la capacité de s’autocritiquer pour progresser.

Ce management a un côté rassurant pour une équipe, mais peut ne pas convenir aux salariés très autonomes. Il n'est efficace que si le manager prouve son implication et sa bonne volonté pour la réussite du projet.

Quand pratiquer le management directif ?

Le management directif ne favorise guère la créativité, ni la prise d’initiatives, ni l’autonomie des membres de l’équipe. Pratiqué à l’excès, il débouche sur un management autoritaire.

Toutefois, ce type management est particulièrement pertinent pour encadrer des collaborateurs fraîchement embauchés ou d’autres qui manquent d’autonomie dans leur pratique professionnelle. Il est également utile en situation de crise, quand des décisions cruciales doivent être prises sous tension.

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Le management persuasif

Un manager persuasif vise à persuader son équipe de le suivre. Comme le management directif, ce type de management est lui aussi « vertical ».

Qu’est-ce qu’un profil de manager persuasif ?

Un manager persuasif doit avant tout faire preuve d’acuité dans les décisions et de charisme pour fédérer son équipe et l’entraîner derrière lui. S’il sait décider seul et s’il assume ses choix, il prend toutefois le temps d’expliquer pour convaincre son auditoire. Il manifeste une plus grande écoute qu’un manager directif. Même si la prise de décision reste son privilège, la communication est primordiale dans ce type de management.

Quand pratiquer le management persuasif ?

Ce type de management convient particulièrement pour inciter des travailleurs autonomes à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Le management délégatif

Dans ce type de management, « horizontal », le manager confie volontiers les tâches et projets à ses collaborateurs, et n’hésite pas non plus à leur déléguer le pouvoir. Ces derniers sont eux-mêmes particulièrement autonomes et capables de prises d’initiatives.

Un tel mode de management repose sur la confiance mutuelle et l’engagement de chacun à donner le meilleur de soi. Cela permet au manager de profiter du temps ainsi libéré pour se consacrer d’autres tâches relevant spécifiquement de sa fonction dirigeante, et à l’équipe de travailler en autonomie tout en sachant qu’elle peut compter sur lui.

Qu’est-ce qu’un profil de manager délégatif ?

Un manager délégatif doit faire preuve d’un grand sens de la communication et de la délégation, ne pas avoir un égo démesuré (en acceptant l’idée que d’autres puissent exécuter certaines tâches aussi bien, voire mieux que lui). Il doit aussi être capable de répartir efficacement les tâches en fonction des compétences de chacun, sans perdre de vue ce qu’il doit contrôler pour la bonne marche des projets.

Quand pratiquer le management délégatif ?

Ce type de management convient particulièrement aux entreprises dont les équipes sont bien rodées, dans lesquelles la confiance mutuelle est très développée et où l’expérience acquise en commun permet d’optimiser le partage des tâches. Il peut être en particulier mis en œuvre dans le cadre du travail à distance.

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Le management participatif

Dans ce type de management, les liens hiérarchiques s’effacent au profit de la synergie d’équipe. Les collaborateurs sont au fait des différentes facettes du fonctionnement de l’entreprise et participent aux prises de décision.

Qu’est-ce qu’un profil de manager participatif ?

Un manager participatif doit en particulier avoir de bonnes qualités relationnelles, une grande capacité d’écoute, d’analyse et de conseil, une aptitude à faire circuler l’information de manière intelligible. Il encourage ses collaborateurs à l’autonomie et la responsabilisation.

Quand pratiquer le management participatif ?

Ce type de management, où le manager agit plutôt en tant que coordinateur, peut être pratiqué avec une équipe autonome et impliquée. En revanche, il est plus difficile à mettre en œuvre en situation de crise : le manager doit souvent adopter un style plus directif pour opérer une réorganisation de l’entreprise.

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Le management bienveillant

Dans ce type de management, c’est chaque personne qui se trouve au cœur du projet managérial. La bienveillance, qui n’a rien à voir avec le laxisme, est fondée sur le respect, l’écoute, l’encouragement et la gratitude.

Qu’est-ce qu’un profil de manager bienveillant ?

Le manager bienveillant pense à complimenter un travail bien fait et ne se contente pas de faire des retours uniquement lorsqu’il s’agit de pointer les défauts. Ses reproches, justifiés, sont plus faciles à accepter étant donné qu’il sait aussi valoriser les qualités. Ses critiques sont constructives. Pour motiver son équipe, il ne fixe pas des objectifs inatteignables, mais au contraire réalisables et adaptés à chacun de ses collaborateurs (ceux qui ont besoin d’être rassurés, ceux qui ont besoin de plus d’autonomie…).

Quand pratiquer le management bienveillant ?

Ce type de management peut être pratiqué en toute occasion, l’important étant que le manager soit sincère dans sa démarche et expérimenté dans cette manière d’encadrer ses équipes.

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