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Interruption volontaire de grossesse : démêler le vrai du faux

Publié en septembre 2020

Aussi appelée IVG, l’interruption volontaire de grossesse est un acte médical qui permet aux femmes enceintes de mettre fin à une grossesse avant son terme. Qu’est-ce que c’est ? Quels sont les différents types d’IVG ? Qui procède à ce genre d’acte médical ? Quels sont les délais à respecter ? Est-ce pris en charge ? Toutes les réponses à vos questions avec la Matmut. 

Qu’est-ce que l’IVG ?

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est une pratique médicale permettant à des femmes enceintes de mettre fin à leur grossesse, soit par un traitement médicamenteux, soit par un acte chirurgical. Il s’agit d’un droit légal introduit en France par la loi Veil, promulguée le 17 janvier 1975. Le droit à l’IVG apparaît dans l’article L.2212-1 du Code de la santé publique.

Quels sont les différents types d’IVG ?

Il existe deux méthodes d’avortement en France : la méthode médicamenteuse et la méthode dite « instrumentale ».

IVG médicamenteuse

Cette première méthode est proposée aux femmes enceintes de moins de 7 semaines.  Une IVG médicamenteuse se déroule en deux étapes. Lors de la première étape, la patiente vient en consultation et prend le médicament en charge d'arrêter la grossesse. L'étape suivante consiste à prendre le deuxième médicament 24 à 48 h plus tard. Ce médicament doit permettre d’expulser l’embryon. Pour cela, il va déclencher des contractions et des saignements, parfois importants.

Cette étape peut être réalisée à domicile ou nécessiter une courte hospitalisation. Pour gérer les douleurs à domicile, un anti-douleur est prescrit. Il est également conseillé de ne pas être seule pour prévenir toute complication.

IVG instrumentale

Au-delà de 7 semaines de grossesse, la méthode instrumentale est choisie pour avorter. L'IVG instrumentale consiste à évacuer l'embryon par aspiration. Elle est réalisée exclusivement dans un établissement de santé. Cette opération consiste d'abord à dilater le col de l'utérus à l’aide de médicaments, pour pouvoir aspirer plus facilement le contenu utérin. L'IVG instrumentale est réalisée sous anesthésie locale du col de l'utérus. Dans certains cas, elle peut être effectuée sous anesthésie générale. Un rendez-vous pré-anesthésie est alors obligatoire.

Quels délais respecter en France pour avorter ?

Il y a un délai à respecter pour procéder à une interruption volontaire de grossesse. En France, il est possible d'avorter jusqu'à 12 semaines de grossesse (14 semaines d’aménorrhée) maximum. Selon la méthode d'avortement choisie, ce délai peut varier :

  • La méthode médicamenteuse (à domicile) : jusqu'à 5 semaines de grossesse.
  • La méthode médicamenteuse (en établissement de santé) : jusqu'à 7 semaines de grossesse.
  • La méthode instrumentale : jusqu'à 12 semaines de grossesse.

La plupart des pays européens suivent ce délai de 12 semaines, à part quelques exceptions. En Angleterre, par exemple, il est possible d’interrompre sa grossesse jusqu’à 24 semaines d’aménorrhée, soit 22 semaines de grossesse. Aux Pays-Bas, le délai maximal est de 22 semaines d'aménorrhée, soit 20 semaines de grossesse.

Qui procède à un IVG ?

Selon l'article L.2212-1 du Code de la santé publique, toutes les femmes, qu’elles soient Françaises ou non, ont droit d’accès à l’IVG en France. En 2018, on dénombre 224 338 IVG, dans l’Hexagone, d'après Statista. Les femmes concernées par un avortement ont en majorité entre 20 et 29 ans. En effet, on compte 44,4 avortements pour 1 000 femmes dans cette tranche d’âge. Les chiffres baissent au-delà de 30 ans.

Par ailleurs, il n’existe aucune limite d’âge. Les mineures peuvent procéder à un IVG avec ou sans le consentement de leurs parents. Elles doivent au minimum être accompagnées d'une personne majeure lors de la procédure. La communication enfant/parent est cependant fortement encouragée pour que les jeunes mineures puissent être entourées par leur représentant légal dans cette procédure difficile.

Quelles sont les étapes à respecter pour avorter ?

Les étapes avant l’IVG

Avant de réaliser une IVG, deux consultations médicales sont obligatoires. Ces deux consultations peuvent être réalisées par un médecin ou une sage-femme, par exemple.

  • Première consultation
    Au cours de cette première consultation, le praticien apporte des informations sur les différentes solutions d'IVG et propose une consultation psycho-sociale – une consultation obligatoire pour les mineures. À l'issue de cette première visite, une attestation de consultation médicale est délivrée.
  •  Deuxième consultation
    Après réflexion, la patiente doit confirmer sa décision d’avortement lors de la deuxième consultation. La confirmation doit être écrite et donnée au praticien choisi. Lors de cette dernière visite, la méthode d’avortement est choisie en fonction de l’état de santé de la patiente et de l’avancée de la grossesse. Le lieu de l’intervention est également discuté. À l’issue de cette consultation, une deuxième attestation est délivrée.

Visite de contrôle après intervention

Après l'intervention, une visite de contrôle est à réaliser entre le 14e et le 21e jour. Cette dernière visite permet d'écarter toute complication éventuelle survenue après l'IVG. Le praticien informe la patiente sur la contraception, si elle n’en utilise pas, ou vérifie que le moyen contraceptif choisi est adapté à la situation de la patiente. Il peut également proposer un nouvel entretien psycho-social selon les besoins et les demandes de la patiente.

Où sont pratiquées les interruptions volontaires de grossesse ?

Une IVG peut être pratiquée :

  • à domicile (uniquement pour les IVG médicamenteuses prescrites aux femmes enceintes de moins de 5 semaines) ;
  • dans un établissement médical (hôpital, clinique, centre de santé agréé pour une IVG) ;
  • au planning familial ;
  • dans un cabinet médical.

Est-ce risqué de procéder à un avortement ?

Comme pour toute procédure médicale, il existe des risques à pratiquer une IVG. Pour l'IVG médicamenteuse, il existe des risques d'hémorragie et d'infection. À cela peuvent s’ajouter des effets secondaires parfois très désagréables, à l’instar des nausées, des douleurs dues aux contractions ou encore des vomissements.

Cette technique peut également échouer. En effet, l'IVG médicamenteuse a un taux de réussite de 95 %. Pour l'IVG instrumentale, il peut arriver à faible taux, que l'utérus soit perforé lors de la procédure (1 % des cas). Des risques d'hémorragie sont également possibles, tout comme les infections. La fertilité future de la patiente peut être impactée dans certains cas.

Au-delà des risques physiques causés par les deux méthodes d'IVG, des séquelles psychologiques peuvent être envisagées. Un avortement n'est pas une procédure anodine et un suivi psychologique peut être nécessaire.

Est-ce que l’IVG est prise en charge et remboursé ?

L'interruption volontaire de grossesse est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre d'un tarif forfaitaire. Aucune avance des frais n'est à prévoir pour les jeunes filles mineures sans consentement parental, les femmes bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS) et de l'aide médicale de l'État (AME).

Où se renseigner ?

Pour davantage d’informations sur l’interruption volontaire de grossesse, il existe un numéro vert : 0800 08 11 11 – appel totalement gratuit. Rendez-vous également sur deux sites internet :

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