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Tout savoir sur l’allergie au gluten

Publié en avril 2020

La maladie cœliaque, le « vrai » nom de l’allergie au gluten, reste, chez la plupart des malades, non-diagnostiquée. Il faut dire que ses symptômes peuvent n’apparaître que de manière chronique, ou n’être pas assez marqués pour inquiéter véritablement. Pourtant, lorsque l’on est intolérant au gluten, il est important de prendre certaines dispositions.

Pourquoi suspecter une allergie au gluten ?

Si elle peut être asymptomatique, l’allergie au gluten entraîne principalement des symptômes digestifs, plus ou moins graves selon les individus. Mais pas seulement. C’est pourquoi il est important de poser, le plus tôt possible, un diagnostic.

Des symptômes digestifs évocateurs

Les symptômes de l’allergie au gluten ne se manifestent pas, dans la plupart des cas, dès la naissance. Les victimes d’une intolérance peuvent ainsi rester très longtemps (parfois toute leur vie !) sans désagrément lié à la maladie cœliaque.

Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes sont tout d’abord d’ordre digestif. On notera principalement :

  • une diarrhée chronique, que remplace parfois la constipation,
  • des vomissements et des douleurs abdominales,
  • des ballonnements avec flatulences,
  • une perte d’appétit liée à un inconfort digestif permanent. 

Et des symptômes non-digestifs

Reste que l’allergie au gluten peut aussi causer des symptômes d’ordre non-digestifs. Le plus souvent, c’est une fatigue prolongée et sans explication logique que l’on déplorera, associée (ou non) à une perte de poids. Une prise de sang peut aussi révéler une anémie ou une carence en acide folique. Chez les sujets les plus âgés, l’intolérance au gluten peut causer de l’ostéoporose ou une atteinte des nerfs. Enfin, elle peut aussi être un facteur d’infertilité.

L’allergie au gluten chez le nourrisson

L’allergie au gluten chez le nourrisson, si elle se manifeste, peut être la cause d’un important mal-être. Diarrhées chroniques et abondantes, manque d’appétit et changements de comportement peuvent ainsi en être des marqueurs clairs. Si ces symptômes se présentent, il convient d’en parler au plus vite au pédiatre : il en va de la croissance du nourrisson.

À lire aussi : Allergies : qu’est-ce que c’est ? Quelles sont les causes ?

Le diagnostic de la maladie cœliaque

Vous pensez être victime d’une allergie au gluten ? Après avoir discuté avec vous de vos symptômes et écarté d’autres maladies, votre médecin généraliste vous redirigera vers un gastro-entérologue. Il sera chargé de poser le diagnostic et, le cas échéant, de vous aider à adopter un régime sans gluten.

Un rendez-vous chez un gastro-entérologue d’abord

Le gastro-entérologue va vous demander de réaliser un bilan sanguin, afin de rechercher la présence dans votre sang de deux types d’anticorps. Les anticorps transglutaminase tissulaire (de classes IgA et IgG) d’une part, et les anticorps anti-endomysium de classe IgA d’autre part. S’ils sont bien présents, la maladie cœliaque peut être suspectée.

Ensuite, le médecin va vous demander de réaliser un typage génétique HLA. Il s’agira ainsi de mettre en évidence les gènes HLA DQ2 et HLA DQ8. Ils indiquent une forte prédisposition génétique à l’allergie au gluten.

Enfin, des biopsies de l’intestin grêle (4 à 6 fragments du duodénum) pourront être effectuées – uniquement si les résultats des deux examens précédents laissent un doute au praticien. Le gastro-entérologue recherchera alors d’éventuelles lésions sur la paroi interne de l’intestin grêle, typiques d’une maladie cœliaque.

Le bilan complémentaire

Le diagnostic de l’allergie au gluten posé, le gastro-entérologue vous demandera de réaliser un bilan complémentaire, afin d’adapter votre traitement. Tout d’abord, il vous faudra réaliser une nouvelle prise de sang, à la recherche d’anomalies hépatiques ou d’une anémie. Par ailleurs, un bilan de votre densité osseuse, via une ostéodensitométrie, sera réalisé, afin d’écarter ou de confirmer toute ostéoporose.

De l’importance d’adopter ensuite un régime sans gluten

L’allergie au gluten ne se « soigne » pas avec des médicaments : il est important de changer son alimentation en adoptant un régime sans gluten. S’il peut être, c’est vrai, parfois contraignant (interdits alimentaires, ingrédients non-disponibles en grande surface…), ce nouveau modèle présente aussi de beaux avantages :

  • disparition en quelques semaines des symptômes,
  • disparition des anticorps après un an,
  • guérison des tissus intestinaux endommagés,
  • reprise de la croissance (chez le nourrisson victime d’une allergie symptomatique).

Changer son régime alimentaire n’est pas une option : sur le long terme, la maladie cœliaque expose à des risques élevés de cancers du tube digestif, de stérilité, ou encore de cancer des voies aérodigestives supérieures.

À lire aussi : Traitement des allergies : quelles solutions ?

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