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Hernie discale : symptômes et traitements

Publié en juin 2022

Le premier symptôme d’une hernie discale, c’est la douleur. Bien qu’elle prenne origine le plus souvent au bas du dos, cette douleur irradie dans la cuisse et la jambe. On parle alors de « sciatique », du nom du nerf responsable dans la plupart des cas. La Matmut vous alerte sur cette pathologie assez fréquente et parfois invalidante

Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

Pour comprendre ce qu’est une hernie discale, une petite révision de vos connaissances en anatomie s’impose ! Votre colonne vertébrale, l’axe de votre corps, est un assemblage de vertèbres, séparées les unes des autres par des disques. Ces disques sont des coussins de consistance gélatineuse. C’est sur eux que reposent les vertèbres. À la fois résistants et élastiques, ils permettent les mouvements de la colonne et jouent un rôle essentiel d’amortisseurs de chocs.

 Il y a hernie discale lorsque l’un des disques déborde de son emplacement dans le trou de sa vertèbre. L’ensemble des trous vertébraux forme un canal, le canal rachidien, dans lequel passe la moelle épinière (ou spinale). De la moelle partent les nerfs responsables des mouvements et de la sensibilité des membres et du bas-ventre. La partie du disque qui fait intrusion dans le canal risque fort de comprimer, voire d’endommager l’un des nerfs partant de la colonne à son niveau. C’est cela qui provoque les douleurs de la hernie discale.

Les conséquences d’une hernie discale

Une hernie discale se traduit par des gênes et des souffrances pouvant devenir très intenses et invalidantes. Ce qui est remarquable avec cette pathologie, c’est que les douleurs ne sont pas limitées à la zone du dos où se produit la saillie du disque intervertébral déficient. Elles diffusent le long du parcours du nerf lésé.
C’est pourquoi on a mal aussi à distance de la colonne vertébrale, généralement dans la cuisse, dans la jambe et jusqu’au pied. On ressent également des douleurs superficielles et des picotements dans le membre inférieur.
La hernie discale peut se limiter à ces sensations douloureuses ou, au contraire, s’aggraver, avec des paralysies du membre ou encore des problèmes digestifs, urinaires ou respiratoires.

La sciatique : hernie discale lombaire

La hernie discale se déclare généralement au bas du dos, dans la zone des vertèbres lombaires, soumises aux plus fortes contraintes. On parle alors de « hernie discale lombaire ». La douleur rayonne depuis cette région lombaire dans une jambe, parfois dans les deux si la hernie comprime les nerfs des deux côtés.
 La plupart du temps, elle suit le trajet d’un nerf important des membres inférieurs, le nerf sciatique, d’où le nom de « sciatique » ou « lombosciatique » que l’on donne aussi à ces manifestations douloureuses.

Bon à savoir:
La hernie discale lombaire est fréquente, mais souvent asymptomatique. Si le mal de dos persistant concerne près du quart de la population, 2 % des adultes subissent au moins un épisode de sciatique dans leur vie.

La hernie discale cervicale

Plus rarement, la hernie discale se déclare en haut de la colonne vertébrale, dans la région cervicale. Elle irrite alors des nerfs des membres supérieurs.
La douleur est très vive et angoissante. Par analogie avec la hernie discale lombaire, on parle de « sciatique du bras ». Mais l’expression médicale qui la désigne est celle de « névralgie cervico-brachiale ».

Quels sont les symptômes d’une hernie discale ?

Si vous ressentez des douleurs dans le bas du dos et dans une jambe, et si celles-ci augmentent lorsque vous faites des efforts physiques, dites-vous que vous avez peut-être une hernie discale.
La Matmut vous recommande de ne pas attendre d’avoir plus mal pour vous rendre chez votre médecin, afin de déterminer l’origine du mal.

Douleurs et fourmillements

Le premier symptôme de la hernie discale lombaire, cas de loin le plus fréquent, est le mal de dos ou lumbago. Si certaines hernies discales, en particulier chez les personnes âgées, ne provoquent que de légères douleurs, les symptômes classiques sont ceux de la sciatique : des douleurs vives, qui irradient dans la fesse, la cuisse et peuvent s’étendre jusqu’au pied. Elles peuvent s’accompagner de sensations désagréables de fourmillements, de picotements, et d’une sensibilité accrue de la peau à tout contact.

Engourdissement et paralysie

Une hernie discale non traitée peut s’aggraver par l’engourdissement, voire la paralysie d’une partie du membre douloureux. Lorsqu’il s’agit d’une hernie discale lombaire, on ne peut alors plus marcher sans traîner le pied, ou avoir une marche mécanique et maladroite, ou encore tomber par déficience du genou.
Attention, de tels symptômes traduisent l’urgence d’une prise en charge chirurgicale !

Symptômes digestifs et urinaires

L’irritation du nerf sciatique lors d’une hernie discale lombaire provoque une augmentation de la pression dans le ventre, avec des conséquences possibles sur la défécation, la miction (le fait d’uriner) et la respiration.
Surviennent alors des problèmes de constipation, des difficultés à uriner, ou au contraire des pertes de contrôle des sphincters, une impuissance sexuelle masculine, de la toux à répétition. De telles complications sont à prendre très au sérieux et impliquent un traitement chirurgical.

Quelles sont les causes des hernies discales ?

Dans notre colonne vertébrale, les disques intervertébraux sont solides et résistants, et jouent efficacement leur rôle d’amortisseurs. Pourtant, certains mouvements peuvent entrainer le pincement d’un disque entre deux vertèbres, dont l’effet est aggravé si ce disque est détérioré.
À force d’être reproduit, un tel pincement fragilise l’enveloppe fibreuse du disque. Il suffit alors que cette enveloppe se fissure pour que la partie gélatineuse interne la traverse. Le contenu du disque peut alors faire saillie dans le canal rachidien : c’est la hernie discale.

Facteurs de risque de hernie discale

La hernie discale est rare chez les jeunes, et due alors la plupart du temps à un traumatisme. Elle concerne surtout les personnes de plus de 40 ans. Les facteurs de risque sont d’abord ceux qui ont un effet dégradant sur le disque intervertébral. L’un des principaux est l’arthrose. En effet, l’arthrose est une usure des cartilages, qui peut donc affecter les disques intervertébraux puisque l’enveloppe de ceux-ci est de nature cartilagineuse.

 Le surpoids est un facteur connu, de même que le fait de fumer. Certaines activités sont à risque, lorsqu’il s’agit de soulever des charges (pour les ouvriers du bâtiment, par exemple, mais aussi pour certains sportifs). Une position assise prolongée, une posture inadaptée, le manque d’activité physique sont d’autres facteurs de risque de hernie discale et de sciatique.

Que faire en cas de hernie discale ?

La bonne nouvelle, c’est que les hernies discales ont naturellement tendance à régresser : le disque abîmé finit par se rétracter en quelques semaines, voire quelques mois.
Cependant, les paralysies partielles ou totales du membre, ainsi que les complications digestives ou urinaires sont des urgences chirurgicales. En dehors de ces cas, les douleurs dues aux hernies discales sont des motifs de consultation médicale.

Prise en charge médicale de la hernie discale

Dans un premier temps, votre médecin prescrit des médicaments antidouleurs ainsi que des décontracturants musculaires (ou myorelaxants).
Il faut se reposer : un arrêt de travail est souvent nécessaire. Si la position assise aggrave souvent les symptômes, le fait de s’allonger les soulage.
L’application de chaleur ou au contraire de froid (poche de glace) sur la zone dorsale douloureuse peut aussi soulager.

 Les médicaments et le repos suffisent dans la plupart des cas. En complément, il peut être utile d’effectuer des séances de kinésithérapie ou de consulter un ostéopathe ou un chiropracteur, dont les méthodes thérapeutiques sont particulièrement adaptées aux problèmes articulaires et vertébraux

Chirurgie de la hernie discale

Si le traitement médical et le repos s’avèrent insuffisants après plus d’un mois et demi, il devient nécessaire d’effectuer une radiographie ou un scanner pour visualiser la hernie discale.
À ce stade, des infiltrations localisées d’anti-inflammatoires peuvent encore apporter un soulagement et éviter la chirurgie. En cas d’échec de ce dernier traitement, et dans les situations d’urgence (paralysie, douleurs extrêmes, troubles des sphincters), la hernie discale est excisée par microchirurgie. Lors du séjour à l’hôpital, des traitements sont appliqués pour réduire les douleurs post-opératoires.

Comment prévenir les hernies discales ?

Il s’agit de réduire des risques bien identifiés :

  • Renforcer les muscles de son dos et ses abdominaux ;
  • Quand on soulève une charge, ne pas solliciter son dos mais ses jambes ;
  • Mincir ou limiter sa prise de poids ;
  • Marcher quotidiennement ;
  • Pratiquer d’autres activités physiques, telles que la natation ;
  • Ne pas fumer ;
  • Garder une bonne posture, éviter les torsions du buste ;
  • Éviter de rester de longues durées dans une position statique, qu’elle soit assise ou debout.

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