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Pourquoi faut-il manger moins de viande ?

Publié en Juin 2020

La consommation de viande est devenue un sujet sensible dans notre société. Les débats font souvent rage entre les différents types de consommateurs, et les arguments concrets se retrouvent la plupart du temps coincés dans les fils de discussions. Mais alors, pourquoi faudrait-il manger moins de viande, pour en manger mieux ? C’est ce que nous allons découvrir.

Moins de viande pour un corps plus sain

S’il est une raison valable pour diminuer sa consommation de viande, c’est parce qu’elle peut être nocive pour la santé. Même si elle a ses bienfaits, comme son apport en protéines, en vitamines B et en minéraux, elle peut aussi être un facteur aggravant dans l’apparition de cancers et causer des maladies cardio-vasculaires.

Trop de viande peut causer des risques de cancer

En octobre 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé publiait un rapport établissant un lien entre viande rouge et cancers. L’étude de l’organisme onusien mettait en lumière le fait que la viande rouge (bœuf, veau, porc, agneau, etc.) transformée (jambon, saucisses, charcuterie, viande fumée, etc.) était impliquée dans l’apparition du cancer du côlon et, dans de plus fines mesures, du cancer du pancréas et de la prostate.

Ce qui est pointé du doigt par les chercheurs, ce sont certains composés chimiques qui se forment lors de la transformation ou la cuisson de la viande, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou les composés N-nitrosés, qui sont catalogués comme cancérigènes. Mais ces composés ne sont pas les seuls à présenter un risque pour les consommateurs de viande.

Une surconsommation augmente les maladies cardio-vasculaires

Il en existe un autre composé controversé : la carnitine. Fortement présente dans la viande rouge, la carnitine est métabolisée par les bactéries du tube digestif qui la transforment ensuite en un autre composé : l’oxyde de triméthylamine (TMAO). Le problème avec ce métabolite, c’est qu’il est classé par le corps médical comme un « facteur facilitateur » de l’athérosclérose, un phénomène d'épaississement et de perte d’élasticité des parois artérielles.

En conséquence, trop de viande rouge augmente l’apport de carnitine dans le corps et change petit à petit le microbiote pour le rendre plus sensible. Cela peut amener, à terme, à de plus graves complications d’ordre cardiaque : maladies cardio-vasculaires, accident vasculaire cérébral, infarctus, etc.

Comme le dit le dicton, mieux vaut prévenir que guérir. Restreindre la part de la viande dans son alimentation, c’est se prévenir contre les risques de maladies. C’est aussi l’occasion de se tourner vers de nouvelles sources nutritives et une alimentation plus saine et équilibrée.  

À lire aussi : Comment manger varié et équilibré ?

Manger moins de viande pour en manger mieux

L’objectif de ces études n’est pas de diaboliser la viande et de distiller la peur dans les assiettes de ses consommateurs, mais simplement de les alerter sur les risques qu’elle peut apporter. Diminuer sa consommation de viande, c’est tendre vers un équilibre alimentaire plus varié et plus écoresponsable. 

Miser sur une alimentation plus variée

Les recommandations scientifiques indiquent que nous consommons de la viande en trop grande quantité et surtout au-delà des limites hebdomadaires saines (300 grammes environ). Pour une alimentation plus saine, la première chose à faire est de réduire la part de la viande. Mais où trouver de nouvelles protéines ?

D’autres sources de protéines animales existent. Les poissons, les crustacés ou les œufs en sont de parfaits exemples. Les protéines végétales ne sont pas en reste non plus : spiruline, soja, tofu, lentilles, etc. Tous ces aliments sont remplis de bonnes protéines et réduisent par la même occasion vos apports en matières grasses.

Favoriser les circuits courts

Moins de quantité pour plus de qualité. Aller chez son boucher plutôt que vers le rayon des viandes industrielles de basse qualité, c’est faire un pas vers les circuits courts, renforcer l’économie locale et engager un retour à des produits plus nobles. Non seulement, cela recrée une relation de confiance entre le consommateur et le producteur, mais ces comportements luttent aussi (et surtout) contre la surproduction et l’élevage intensif.

Aujourd’hui, les gaz à effet de serre sont générés à hauteur de 14,5 % par l'élevage intensif mondial. En Amérique du Sud, 85 % de la déforestation est directement causée par l’industrie de la viande, avec l’extinction des espèces qui en découle. En France, 70 % de l’ammoniaque relâchée provient du bétail. Des chiffres qui prouvent qu’il est temps de changer notre rapport avec l’alimentation carnée. Et cela commence d’ores et déjà par nos assiettes. Pour le bien de notre planète, mais aussi de notre corps.

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