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Que sont les particules fines ?

Publié en Aout 2022

L’air que nous respirons contient des poussières et d’autres particules. Certaines, de taille microscopique, pénètrent facilement dans les poumons. On les appelle « particules fines » et elles peuvent poser des problèmes de santé. Avec la Mutuelle Ociane Matmut, faites le point sur ces particules fines et sur les possibilités de contribuer à la réduction de leurs émissions.

Particules fines : des polluants atmosphériques

L’air que nous respirons est composé à 78 % d’azote (sous forme de diazote, N2), 21 % d’oxygène (dioxygène, O2) et d’un peu moins de 1 % d’argon (Ar). Il contient également des particules en suspension, en quantité infime mais suffisante pour avoir des effets sur la santé. Il s’agit de polluants, d’origine naturelle ou issus des activités humaines, souvent des résidus de combustion.

 L’expression « particules fines » désigne plus précisément celles qui ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres ou microns (millièmes de millimètre), d’où l’abréviation usuelle de PM2,5 (PM signifie Particule Matter, soit « matière particulaire » en anglais). Quant aux PM0,1, dont le diamètre est inférieur à 0,1 micron (soit l’échelle de grandeur des virus), ce sont des particules « ultrafines ».

 

Des particules fines dans nos cellules

En raison de leur taille microscopique, les particules fines pénètrent facilement et profondément dans nos poumons, au niveau des alvéoles pulmonaires. Les plus fines (« particules ultrafines ») traversent même la barrière capillaire, par laquelle s’effectue le transfert gazeux entre les alvéoles pulmonaires et le sang.

Ces particules interagissent donc aisément avec les cellules de nos systèmes respiratoire et cardiovasculaire. C’est pourquoi quelques microgrammes de particules fines par mètre cube d’air suffisent à présenter un danger pour la santé.

Bon à savoir :
Les particules en suspension dans l’air dont le diamètre est compris entre 2,5 et 10 microns sont souvent assimilées à tort à des particules fines. Elles ne pénètrent pas aussi loin dans le système respiratoire. Ce sont des particules « grossières ».

 

Quels sont les risques des particules fines

Étant donné que nous respirons environ 12 000 litres d’air par jour, la pollution de l’air présente des risques pour la santé. Mais quels sont précisément les dangers des particules fines ? Elles peuvent avoir des effets immédiats ou à plus ou moins long terme.

Effets des particules fines sur le système respiratoire

Les particules fines affaiblissent notre système respiratoire, en diminuant la capacité pulmonaire et en augmentant la fréquence ou l’intensité des phénomènes d’éternuement, de toux, voire de crises d’asthme.
En outre, les particules fines sont responsables du développement ou de l’aggravation d’affections respiratoires, comme la rhino-pharyngite, la bronchiolite, la bronchite, la rhinite allergique… Les yeux peuvent également subir une irritation liée à cette exposition aux particules fines.

Autres effets à court terme des particules fines

Du fait de l’agression à laquelle il est soumis, l’organisme tout entier subit une diminution de ses capacités de défenses immunitaires, ce qui augmente sa sensibilité aux attaques bactériennes ou virales, donc à d’autres infections.

 L’exposition à une forte concentration de particules fines, par exemple lors d’un pic de pollution ou suite à un incendie, peut nécessiter la consultation d’un médecin ou la prise de médicaments. Chez les personnes les plus fragiles (personnes âgées ou immunodéprimées, bébés prématurés…), cela risque d’entraîner une hospitalisation, voire de causer un décès prématuré.

Les dangers des particules fines

Les particules fines seraient responsables, en France, de 30 000 décès prématurés chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En effet, une exposition prolongée, voire continue (ou chronique) à des taux élevés de particules fines réduit l’espérance de vie.

 Par exemple, elles seraient directement responsables de 1 500 cancers du poumon en France chaque année, mais aussi de cancers de la bouche. D’ailleurs, l’ensemble des particules fines ainsi que la pollution de l’air extérieur ont été classés en 2013 comme cancérogènes certains pour l’être humain, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

 Les particules ultrafines ont plus spécifiquement une influence négative sur notre système cardiovasculaire. Et les particules fines issues du transport ont aussi un impact sur notre système neurologique et nos capacités cognitives.

Particules fines et pollens

Vous êtes allergique au pollen ? Alors, vous avez peut-être remarqué que votre allergie repartait de plus belle lors d’un pic de pollution aux particules fines, en particulier si vous vivez en zone urbaine. Pourtant, avec une taille de 20 à 40 micromètres, les grains de pollens sont bien plus gros que les particules fines (de diamètre inférieur à 2,5 microns). Comment expliquer cela ?

  • Tout d’abord, il s’avère que les particules fines ont pour effet de fragmenter les grains de pollens. Certains fragments ont alors une taille de particules fines. Ils pénètrent par conséquent beaucoup plus facilement dans les poumons ;
  • Ensuite, l’exposition à certaines concentrations de particules fines entraîne une vive réaction de défense de l’organisme, et notamment des muqueuses nasales. Or, lorsque le système immunitaire est activé, cela provoque une augmentation de la sensibilité aux pollens allergisants.
  • Enfin, il semblerait que les fragments de certains pollens se combinent avec certaines particules fines, notamment celles issues de la combustion de diesel, ce qui augmenterait leur caractère irritant.

Bon à savoir : Si l’on parvenait à suivre les préconisations de l’OMS en termes de qualité de l’air, les habitants d’Île-de-France gagneraient, selon plusieurs études, en moyenne six mois d’espérance de vie !

Contribuez à la réduction des particules fines

Vous l’avez compris, le problème avec les particules fines, c’est qu’on ne peut pas se protéger contre elles. À moins de porter en permanence, y compris chez soi, un masque de type FFP3 ! En revanche, il est tout à fait envisageable de contribuer à réduire l’émission de particules fines dans l’atmosphère.

En France, les particules fines sont principalement émises par le chauffage au bois ou au charbon et par la combustion de carburants (en particulier le diesel). Dans une région telle que l’Île-de-France, elles proviennent ainsi à 50 % du secteur résidentiel (chauffage, cuisson) et à 25 % du transport routier.

Vous pouvez agir à ces deux niveaux :

  • Question énergie, procédez à l’entretien régulier de votre système de chauffage et, si vous en avez la possibilité, faites-en installer un qui soit très peu émetteur de particules fines, comme la pompe à chaleur. Utilisez des thermostats programmables pour optimiser le chauffage de votre logement. Et pour vos barbecues, privilégiez un appareil fonctionnant au gaz plutôt qu’au charbon de bois ;
  • Question transport, préférez les transports en commun et les véhicules dits « propres », roulant à l’électricité, à l’hydrogène, à l’E85 ou au GPL. Choisissez un tel modèle si vous prévoyez un achat ou une location. Cela vous permettra de bénéficier d’une vignette Crit’Air 0 ou 1. Veillez à ce que le moteur de votre véhicule personnel soit bien réglé et adoptez une écoconduite, vous ferez aussi des économies !

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