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Burnout des aidants : comment le reconnaître et le prévenir ?

Publié en juillet 2021

Aider un proche malade ou dont les capacités physiques ou mentales déclinent en raison de l’âge représente une belle mission, mais cela peut être épuisant. En effet, lorsque l’on devient « aidant », c’est bien souvent une partie de sa vie que l’on met entre parenthèses. Cet épuisement peut malheureusement mener à un véritable burnout, entre contraintes personnelles, impératifs de santé et gestion des inévitables imprévus. Décryptage.

Burnout des aidants : qu’est-ce que c’est ?

Être proche aidant impose de nombreuses responsabilités : les siennes, bien sûr, avec la gestion des finances, du travail, de la vie de famille, mais aussi celles liées à l’accompagnement, dans sa fin de vie, d’une personne qui a pris soin de soi plus tôt. Un rôle plein de sens, mais chronophage. Ce n’est donc pas une surprise si, selon une étude réalisée par l’OCIRP en 2016, près d’un tiers des aidants admet ressentir une « fatigue physique chronique », et s’ils sont à peu près autant à délaisser leur propre santé.

En bout de chaîne, cette fatigue peut mener à une forme de burnout appelée « burnout de l’aidant ». Celui-ci combine un stress chronique et important à un épuisement chronique, dont on ne peut se débarrasser avec une simple période de repos. À ce titre, burnout et dépression nerveuse sont étroitement liés.

Comment reconnaître un burnout des aidants ?

Plusieurs signes peuvent vous aider à reconnaître un burnout de l’aidant. Ils peuvent être constants, ou se présenter ponctuellement.

Un épuisement intense

C’est le signe le plus évident du burnout de l’aidant. Si vous êtes, en raison du stress, constamment épuisé, comme si vous n’aviez plus du tout d’énergie et pas la possibilité de recharger vos batteries, vous devez faire attention. En particulier si cet épuisement provoque :

  • une hypersensibilité émotionnelle ou une irritabilité ;
  • des douleurs physiques (maux de tête, infections…) ;
  • des insomnies.

Par ailleurs, le statut d’aidant s’accompagne souvent d’une détérioration de sa propre situation financière, en raison du coût des prestations médicales, des achats de matériel adapté ou des séjours de courte durée en milieu spécialisé. Les éventuelles difficultés financières liées à ces dépenses contribuent à peser sur le moral.

Un détachement

C’est un phénomène naturel, dicté par le subconscient pour protéger le corps. Lorsque le rôle d’aidant semble trop lourd à porter, vous prenez de la distance avec cette mission, vous vous repliez sur vous-même, vous n’avez plus envie et, même, vous ressentez de l’indifférence vis-à-vis de la personne dont vous prenez soin. Ce détachement peut aussi prendre la forme d’un certain cynisme ou d’une vraie agressivité. Si vous ne vous reconnaissez plus dans votre rapport à votre proche, faites attention : le burnout n’est sans doute pas loin.

L’autodépréciation

Être aidant, ce n’est pas facile. Un burnout vous fera vous sentir inutile, incapable, vous empêchera de voir vos réussites. Vous aurez l’impression de ne pas être à la hauteur du rôle d’aidant, d’enchaîner les échecs. Une autodépréciation qui, là encore, doit vous alerter et vous pousser à consulter.

À lire aussi : Quatre conseils pour prendre soin de soi en tant qu’aidant

Comment prévenir le burnout des aidants ?

Il existe plusieurs solutions pour éviter de tomber en burnout des aidants. Voici les principales.

Le droit au répit

Inscrit dans la loi, le droit au répit consacre l’importance des proches aidants. Il prévoit d’offrir une « bulle » à une personne qui donne de son temps pour accompagner un membre de sa famille, avec un budget maximal de 500 € par an (via le plan d’aide APA). Cette somme peut financer :

  • des heures d’aide à domicile ;
  • la prise en charge de la personne aidée dans un centre d’accueil (de jour ou de nuit) ;
  • son accueil dans une structure d’hébergement temporaire, en accueil familial ou établissement spécialisé.

Les groupes de parole

De plus en plus d’aidants se retrouvent au sein de groupes de parole, qu’ils soient « physiques » ou en ligne. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre Agence régionale de santé, qui pourra vous guider et vous recommander des contacts.

Le congé de proche aidant

D’une durée de trois mois renouvelables, le congé de proche aidant permet de suspendre son contrat de travail, le temps de prendre soin d’une personne de sa famille. Il peut vous aider à libérer du temps dans votre agenda et dans votre esprit, et ne peut être refusé par votre employeur.

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