Publié en octobre 2018 - Mis à jour en février 2026
La France métropolitaine et les départements d'Outre-mer accueillent plus de 3 millions d'étudiants (3 012 800 en 2024-2025) dans l'Enseignement supérieur, franchissant pour la première fois ce seuil symbolique. La santé de ces derniers constitue un enjeu de taille pour le gouvernement. Quel est le rapport des étudiants à la santé à l’heure actuelle ? Sont-ils bien couverts ?
La couverture santé des étudiants
L'enquête Bien-être et Santé des Étudiants (BSE) publiée par l'OVE en 2024 dresse le portrait suivant :
- 74 % des étudiants estiment leur état de santé bon ou très bon, mais 34 % présentent des signes de détresse psychologique ;
- 31 % déclarent avoir renoncé à des soins, et 24 % citent les raisons financières comme principal motif ;
- 88 % sont couverts par une complémentaire santé, mais 12 % des étudiants étrangers n'ont aucune mutuelle.
Bon à savoir
Depuis février 2021, les étudiants peuvent bénéficier de 12 séances gratuites par an chez un psychologue, prises en charge par leur université dans le cadre du dispositif Santé Psy Étudiants. Plus de 60 000 étudiants en ont bénéficié à la rentrée 2024.Le régime de sécurité sociale étudiant en passe de disparaître.
Pour faciliter la prise en charge et l’accès aux soins des étudiants, mais aussi éviter les longs délais de remboursement, le gouvernement a décidé de mettre un terme au régime de Sécurité sociale des étudiants, qui était géré jusqu’à présent par les mutuelles étudiantes.
Depuis le 1er septembre 2019, tous les étudiants sont rattachés au Régime Général de l'Assurance Maladie. Plus aucune cotisation spécifique ne leur est demandée lors de leur inscription dans un établissement d'enseignement supérieur. .
La santé des étudiants à la loupe
L'accès aux soins et la santé des étudiants constituent un enjeu de santé publique majeur en France. Pour mieux comprendre et suivre l'état de santé de cette population sur le long terme, l'université de Bordeaux, en partenariat avec l'Inserm, a mené l'étude I-Share auprès de plus de 20 000 étudiants volontaires. Ses résultats sont préoccupants : en 2023, quatre étudiants sur dix présentaient des symptômes dépressifs modérés à sévères, contre 26 % avant la crise sanitaire de 2020.
Depuis 2022, l'étude PRISME ESE poursuit ces travaux de recherche sur la santé physique et mentale des étudiants. Elle explore des thématiques clés comme la qualité du sommeil, les comportements à risque, l'activité physique et le recours aux soins. Les premiers résultats révèlent que plus d'un étudiant sur quatre présente des symptômes d'anxiété ou de dépression, et que la solitude touche particulièrement les étudiants boursiers. L'étude, relancée en septembre 2025 pour une deuxième vague, élargit désormais ses travaux à la santé sexuelle et aux usages de l'intelligence artificielle parmi les étudiants.
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