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Harcèlement scolaire : que faire, qui contacter ?

Publié en octobre 2021 - Mise à jour février 2026

Plus d’un tiers (37 %) des 6-18 ans ont été confrontés à du harcèlement !(1). Ce phénomène en nette augmentation survient très majoritairement (71 %) dans les établissements scolaires. Quand la primaire, le collège ou le lycée devient le théâtre d’insultes, de moqueries ou de bousculades répétées, que faire ? Comment réagir en tant que parent ? Que peuvent faire les jeunes victimes souvent malmenées aussi sur les réseaux sociaux ? Et quelle réponse pénale est apportée à ce fléau ?

Harcèlement scolaire : de quoi parle-t-on ?

Le harcèlement scolaire est le fait de subir, de manière répétée, des violences verbales, morales ou physiques de la part d’un autre élève.

Le harcèlement scolaire peut prendre différentes formes, toutes graves :

  • Moral ou psychologique : moqueries, méchanceté gratuite, insultes, incitation au suicide ;
  • Social : mise à l’écart d’une personne d’un groupe. La victime se retrouve isolée et renfermée ;
  • Virtuel : la terreur dépasse le cadre de l’école et suit l’enfant partout, et tout le temps : on parle alors de cyberharcèlement. Il désigne l’ensemble des violences infligées sur internet : propagation de rumeurs, usurpation d’identité, commentaires dégradants… ;
  • D'appropriation : vol de biens personnels afin de se les approprier (racket) ou bien pour les dissimuler afin d’humilier la victime ;
  • Matériel : objets cassés (ex : lunettes, stylo…) ;
  • Physique : l’enfant reçoit des coups ou est associé à une rixe malgré lui ;
  • Sexuel : commentaires obscènes, volonté d’embrasser, déshabiller ou toucher une personne sans son consentement.

À retenir : près d’un enfant sur 5 a déjà été confronté au moins une fois à du cyberharcèlement(1). Ces sévices, qui s’intensifient avec l’âge des enfants surviennent souvent sur les groupes de classe créés sur la messagerie WhatsApp. Le cyberharcèlement touche aujourd’hui 18 % des 6-18 ans et un quart (!) des jeunes filles en sont victimes au lycée(1).

Pour compléter : Le cyberharcèlement à la loupe

Portrait robot statistique des harceleurs et conséquences du harcèlement

Qui sont les harceleurs et récidivent-ils ?

Quel que soit le niveau scolaire étudié, le harcèlement scolaire solo ou en groupe est en très large majorité (63 %) le fait de garçons(1).

D’après les statistiques du ministère de la Justice, les auteurs de harcèlement scolaire sont 9 fois sur 10 des mineurs de moins de 16 ans de sexe masculin (70 % des cas)(2).

Le harcèlement survient fréquemment par effet de groupe (45 %) et serait, le plus souvent, motivé par une volonté de moquerie (19 %) ou de vengeance (18 %)(1).

Autre fait préoccupant : si 77 % des auteurs de harcèlement estiment avoir compris les conséquences de leurs actes une fois dénoncés, 24 % d’entre eux récidivent malgré tout(1).

Les conséquences psychologiques du harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire impacte en profondeur la santé mentale des jeunes victimes comme en témoigne cette liste(1).

Type de conséquences Impact sur l’ensemble des victimes Impact accentué sur les jeunes filles
Perte de confiance et dévalorisation 50 % 55 %
Insomnies, angoisses, désespoir 42 % 48 %
Perte de confiance dans les adultes 39 % 43 %
Se faire du mal ou songer au suicide 25 % 39 %

À noter : les conséquences de ces violences impactent plus fortement les jeunes filles. Près d’un quart des jeunes victimes de harcèlement scolaire se déclarent en état de « souffrance extrême », en particulier les jeunes filles. Et 25 % de ces mêmes victimes ont déjà pensé à se faire du mal voire songé au suicide…

Harcèlement scolaire : les gestes à faire et les alertes à lancer

En cas de harcèlement scolaire, parents et jeune victimes doivent réagir le plus vite possible : voici les gestes importants à faire, les dispositifs à contacter et comment alerter l’établissement scolaire.

Les gestes immédiats

La jeune victime de harcèlement scolaire ne doit surtout pas s’enfermer dans le silence. Il lui faut :

  • Parler au plus tôt à un adulte de confiance : ce peut être notamment un parent, un autre membre de la famille, un enseignant, un infirmier scolaire, un psychologue ou encore un médecin ;
  • Documenter le harcèlement : gardez toutes les preuves, avec les dates, lieux, noms, certificats médicaux, bulletins scolaires montrant un changement de comportement de l’élève. Pour aider à documenter les événements, un « journal de bord » peut recenser les situations malveillantes traversées au jour le jour par l’enfant ;
  • Sur les réseaux sociaux : gardez des captures d’écran du harcèlement, bloquez les auteurs et signalez systématiquement les contenus aux plateformes. Toutes les plateformes de réseaux sociaux ont des mécaniques de signalement spécifiques, le plus souvent accessibles directement via les messages ou dans les paramètres du compte.

Le + Matmut : L’assurance scolaire Matmut peut couvrir, selon les garanties souscrites, le harcèlement et les événements traumatisants en indemnisant les cas de vol avec agression ou racket des effets personnels. L’enfant ou l’adolescent assuré peut aussi bénéficier d’une assistance psychologique.

Contactez les numéros d’aide

Deux services peuvent vous écouter, évaluer la situation, vous aider à entamer des démarches et aussi alerter les autorités compétentes en cas de besoin :

  • Le 3018 : ce numéro national, anonyme et gratuit est accessible aux victimes de harcèlement et de cyberharcèlement comme à leurs parents. Il peut être contacté 7j/7 de 9 à 23 h par téléphone, tchat (sur 3018.fr), mail ou appli mobile (version Android et iOS). ;
  • Le 119 “Allo enfance en danger” est joignable 24h/24 par les enfants ou adultes, y compris des proches, lorsque des jeunes jusqu’à 21 ans sont dans des situations de violence ou de danger plus large touchant à la famille et l’entourage.

À retenir : Attention aux sites qui vous signalent le 3020 comme numéro d’appel faute de mise à jour. Ce service a été fermé et c’est bien le 3018 qu’il faut contacter en priorité dans la plupart des cas.

Alerter l’établissement scolaire

L’école, le collège ou le lycée de votre enfant doit être au plus vite informé de la situation.

  • Vous devez prévenir la direction de l’établissement (directeur d’école, chef d’établissement) et lui demander un rendez-vous pour exposer les faits précis en compagnie de votre enfant ;
  • Selon la situation, le chef d’établissement enclenche un protocole spécifique comprenant les étapes suivantes : entretiens avec l’enfant victime, avec d’éventuels témoins, avec le ou les élèves auteurs reçus séparément ainsi qu’avec leurs parents ;
  • Dans l’établissement, un suivi quotidien de l’élève victime peut être mis en place ainsi que des sanctions (et un suivi) des élèves auteurs. Le chef d’établissement peut ainsi demander un changement de classe ou d’emploi du temps, mettre en place une surveillance renforcée. Si la situation perdure, une équipe départementale d’intervention peut intervenir pour résoudre la situation de harcèlement et assurer son suivi. Les élèves auteurs peuvent aussi être exclus temporairement (5 jours maximum) ou définitivement. Les élèves auteurs, ou la victime, peuvent enfin être changés d’établissement. A noter que l’accord parental des représentants légaux d’un élève auteur n’est pas nécessaire pour un changement d’établissement ;
  • Le chef d’établissement doit par ailleurs systématiquement signaler la situation de harcèlement sur les “Faits établissements” (une application de signalements d’incidents transmis aux académies) et préciser les actions engagées. Ce signalement permet d’alerter les référents départementaux et académique harcèlement.

Le + Matmut : avec la formule d’assurance scolaire Tranquillité Plus Matmut, votre enfant pourra être épaulé pour surmonter son traumatisme grâce à un soutien psychologique (entretiens avec un psychologue clinicien : 5 par téléphone et, si nécessaire, 3 en physique pour les enfants majeurs).

Le harcèlement scolaire : un délit puni par la loi

Le harcèlement scolaire est un délit pénal spécifique (article 222-33-2-3 du Code pénal) qui peut être puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Le harcèlement scolaire peut être encore plus lourdement sanctionné dans certains cas. La sanction pénale atteint, par exemple, 10 ans d’emprisonnement maximum et 150 000 € d’amende lorsque les faits ont conduit la victime à se suicider ou à tenter de mettre fin à ses jours.

En parallèle des démarches vues plus haut, vous pouvez donc aussi déposer plainte au commissariat ou en gendarmerie et ce, dans les 6 ans suivant les faits

Enfin, en cas de manquement grave de l’Éducation nationale, les parents d’un enfant victime peuvent aussi rechercher la responsabilité de l’État devant la juridiction administrative.

À noter : Depuis l’entrée en vigueur de ce délit spécifique (2022) et la fin 2024, 10 100 affaires de ce type ont été enregistrées par les parquets(2).

La Matmut vous accompagne

Pour que vos enfants profitent pleinement de leur scolarité sans craindre le harcèlement scolaire, découvrez les formules adaptées d’assurance scolaire Matmut.

Devis en ligne

(1) Source : Étude Caisse d’Épargne – association e-Enfance publiée en octobre 2025.

(2) Source : Info rapides justice Le harcèlement scolaire, de l’école à la justice, 4 novembre 2025