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Tout savoir sur la pilule contraceptive

Publié en Juillet 2020

La pilule est le moyen de contraception le plus utilisé en France. Elle demeure très efficace si elle est prise avec sérieux. Quel type de pilule choisir ? Comment l’obtenir ? Quels sont les effets secondaires ? La Matmut répond à toutes vos questions sur la pilule contraceptive.

Quels sont les différents types de pilule contraceptive ?

La pilule, appelée aussi contraceptif oral, agit sur plusieurs paramètres : elle empêche l’ovulation et rétrécit l’endomètre pour bloquer le passage des spermatozoïdes. Elle contient des hormones semblables à celles fabriquées par les ovaires. La pilule protège contre les risques de grossesse, en aucun cas contre les infections sexuellement transmissibles.

Deux grandes familles de pilules se distinguent :

  • les pilules combinées (PC), dites aussi œstroprogestatives : il en existe quatre générations, selon la dose d’œstrogènes et la nature du progestatif qui les composent,
  • les pilules microprogestatives (PP) : elles contiennent une seule hormone faiblement dosée, soit du lévonorgestrel (règles toutes les quatre semaines), soit du désogestrel (disparition des règles).

À noter, le terme de « génération » pour les pilules combinées ne signifie pas que les pilules de première génération sont moins efficaces que les pilules plus récentes, dites de quatrième génération. Il s’agit plutôt de distinction par rapport à leur composition. 

À lire aussi : Comment se protéger efficacement contre les IST ?

Quels sont les effets indésirables de la pilule contraceptive ?

Lorsque vous démarrez la prise d’une nouvelle pilule, ou au bout de plusieurs mois, il est possible de ressentir quelques effets indésirables. Parmi les plus courants, on peut citer des douleurs aux seins, des troubles du cycle menstruel, des règles abondantes, des maux de tête ou encore des saignements entre les règles.

Les pilules microprogestatives peuvent aussi faire survenir de l’acné chez les femmes qui en ont déjà eu ou favoriser une prise de poids. Sans danger, ces effets peuvent toutefois devenir gênants à la longue et altérer votre quotidien. Dans ce cas, n’hésitez pas à consulter votre médecin afin de connaître les autres possibilités de contraception qui s’offrent à vous. Bien sûr, tant que vous n’avez pas d’autre moyen de contraception, continuez à prendre votre pilule ou optez pour un autre moyen contraceptif tel que les préservatifs.

Les pilules combinées de 3e et 4e génération sont-elles plus à risques ?

Le ministère de la Santé recommande aux spécialistes de prescrire plutôt les pilules combinées de 1ère et 2e génération. En effet, les risques de thromboses veineuses – phlébite ou embolie pulmonaire – seraient plus importants avec les pilules de 3e et 4e génération*. Néanmoins, le risque est mesuré. Chaque année, le nombre de complications est estimé aux alentours de 9 à 12 cas pour 10 000 femmes utilisatrices de pilules combinées de 3e et 4e génération .

Bon à savoir
À titre indicatif, le risque de thrombose veineuse au cours de la grossesse est évalué à 29 cas sur 10 000 femmes. Les pilules microprogestatives peuvent, quant à elles, être utilisées sans risque par une grande majorité de femmes.

Comment prendre la pilule contraceptive ?

Le maître-mot pour qu’une pilule soit efficace est la régularité des prises. Deux cas de figure se distinguent :

  • les pilules combinées : il faut avaler un comprimé chaque jour à heure fixe, pendant 21 jours s’il s’agit d’une plaquette de 21 comprimés. Il faut ensuite attendre 7 jours avant d’entamer une nouvelle plaquette. Certaines pilules continues contiennent 28 comprimés, dont des comprimés dits « placebo », sans hormones, afin d’éviter cette coupure de 7 jours. Dans ce cas, il faut prendre un comprimé tous les jours sans interruption. Le retard de la prise ne doit jamais dépasser 12 heures.
  • les pilules microprogestatives : le comprimé doit être pris chaque jour à la même heure, toute l’année. Pour les pilules contenant du lévonorgestrel, le retard ne doit pas dépasser 3 heures, contre 12 heures maximum pour les pilules avec du désogestrel.

Lors du démarrage d’une nouvelle pilule, commencez la plaquette le premier jour de vos règles.

Que faire quand on oublie de prendre sa pilule contraceptive ?

Si l’oubli est inférieur aux indications (3 heures maximum pour une pilule progestative avec du lévonorgestrel et 12 heures maximum pour les autres), il faut prendre le comprimé dès que l’oubli est constaté et continuer à prendre les autres comprimés comme prévu, chaque jour, à la même heure. Le même procédé est recommandé en cas d’oubli plus important et supérieur aux indications mais il faut, dans ce cas, prendre des précautions supplémentaires (préservatif ou spermicides) car il existe un risque de fécondation lors des rapports sexuels qui suivent l’oubli. Ces précautions doivent être maintenues jusqu’à la reprise de la plaquette suivante.

La contraception d’urgence est efficace pour les rapports sexuels datant de :

  • 3 jours avant l’oubli : pour certaines pilules composées de lévonorgestrel, 
  • 5 jours avant l’oubli : pour certaines pilules composées d’acétate d'ulipristal,

Dans tous les cas, au moindre doute, reportez-vous à la notice de votre pilule et contactez un professionnel de la santé.

Bon à savoir
L’astuce, pour ne pas oublier sa pilule, est d’associer la prise du comprimé à un geste quotidien, tous les matins ou tous les soirs : lors du brossage de dents, lors du maquillage ou démaquillage, au moment du coucher, du lever, etc. Vous pouvez également mettre en place une alarme à heure fixe sur votre téléphone portable. Également, en cas d’imprévu, gardez toujours une plaquette de secours sur vous, ainsi qu’une ordonnance.

Quels sont les contre-indications à la prise de la pilule ?

Les contre-indications concernent les pilules combinées, quelle que soit leur génération. Elles sont en effet déconseillées aux femmes victimes d’accident vasculaire cérébral, d’angine de poitrine, d’infarctus du myocarde, de phlébite ou d’embolie pulmonaire. Les femmes prédisposées aux risques de thrombose artérielle ou veineuse sont aussi écartées de ce moyen de contraception. Le diabète grave, des problèmes de tension, de cholestérol, de migraines intenses, une inflammation du pancréas, des problèmes de foie, de reins ou encore de saignements vaginaux d’origine inconnue ne doivent généralement pas être associés à la prise d’une pilule combinée. De même, les femmes ayant eu un cancer du sein ou de l’utérus sont orientées vers une autre contraception.

En outre, certains médicaments sont dits incompatibles avec tous les types de pilules : les antituberculeux, les médicaments contre l’épilepsie, ceux utilisés dans le traitement du Sida, de l’hypertension artérielle pulmonaire et des maladies du sommeil. Certains produits de phytothérapie, notamment le millepertuis, peuvent aussi diminuer l’efficacité de la pilule contraceptive. De même, l’association du tabac et de la pilule augmente le risque d’accidents cardiovasculaires. Parlez-en à votre médecin.

Pour connaître la liste détaillée des contre-indications et des médicaments incompatibles, consultez le site web de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.

Comment se procurer une pilule contraceptive ?

La pilule doit être prescrite par une sage-femme, un médecin généraliste ou un gynécologue. Ces derniers procèdent à un examen et prescrivent parfois un bilan sanguin afin de mettre en place une contraception dans les meilleures conditions possibles. Ensuite, sur présentation de votre ordonnance, les pharmacies et les centres de planification ou d’éducation familiale (CPEF) vous fournissent votre pilule. La prescription est valable un an maximum, par périodes de trois mois renouvelables.

À noter, les pharmaciens peuvent fournir une pilule pour une durée supplémentaire de six mois, à condition que l’ordonnance initiale date de moins d’un an.

Le prix de la pilule contraceptive varie approximativement entre 1,88 euros et 14 euros par mois. Certaines pilules (pas toutes) sont prises en charge par l’Assurance Maladie et remboursées à hauteur de 65 %. Pour les jeunes filles mineures d’au moins quinze ans, aucune avance de frais n’est exigée. D’ailleurs, depuis 2001, les mineures ne sont plus obligées d’avoir le consentement de leurs parents pour obtenir leur moyen de contraception.

À lire aussi : Quel remboursement des moyens de contraception féminine ?

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