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Zoothérapie : quels bienfaits pour la santé ?

Publié en mars 2026

En France, la santé mentale et le bien-être constituent des enjeux majeurs. Selon Santé Publique France, 13 % des adultes présentent un épisode dépressif caractérisé sur 12 mois. Dans ce contexte, la médiation animale s’inscrit comme une approche complémentaire pouvant favoriser l’apaisement, la relation et la motivation dans un cadre thérapeutique structuré.

Qu’est-ce que la zoothérapie ?

On sait depuis longtemps qu’avoir un animal de compagnie chez soi réconforte et rend plus heureux. Mais l’animal a su aussi s’inviter comme partenaire de soins chez les thérapeutes.

La zoothérapie est une activité de médiation animale pendant laquelle le professionnel introduit un animal auprès d’une ou de plusieurs personnes avec l’objectif de créer des interactions à des fins thérapeutiques.

L'animal agit comme médiateur dans un cadre structuré par un professionnel formé.

Médiation animale : une relation triangulaire

La pratique de la médiation animale repose sur une relation triangulaire entre :

  • le thérapeute ;
  • l’animal médiateur ;
  • le bénéficiaire des soins.

L’animal n’est pas un médicament, mais sert de médiateur. Il met le patient en confiance, le pousse à interagir et facilite le travail du thérapeute. La médiation animale peut ainsi avoir des effets bénéfiques sur les patients présentant des troubles mentaux, sociaux ou physiques.

Zoothérapie et activités assistées par l'animal (AAA) : quelle différence ?

La zoothérapie regroupe deux pratiques distinctes, la différence entre zoothérapie et AAA tient au rôle de l’animal médiateur :

  • dans une thérapie assistée par l’animal, l’animal joue le rôle d’intermédiaire entre le thérapeute et son patient. Il est une aide pour le professionnel dans le cadre de la thérapie et répond à des objectifs cliniques précis (améliorer la mobilité, développer la communication…).
  • lors d’activités assistées par l’animal, l’animal a pour rôle d’améliorer la qualité de vie du bénéficiaire en lui permettant de participer à des activités récréatives ou éducatives. Elles ne s’inscrivent pas dans un cadre thérapeutique, ni dans un suivi de long terme.

Comment fonctionne la thérapie assistée par l’animal ?

Chaque séance est adaptée aux objectifs et au profil du bénéficiaire. Il instaure un climat de confiance et devient immédiatement le sujet d’attention, tout en ayant la capacité de stimuler le patient sur tous les plans :

  • intellectuel ;
  • fonctionnel ;
  • sensoriel. 

L’animal est aussi et surtout un être spontané, qui ne juge pas, permettant une relation authentique.

Le rôle de l’animal médiateur

L'animal soutient le travail thérapeutique. Il peut :

  • encourager le mouvement ;
  • apaiser ;
  • aider à libérer des émotions.

Le professionnel s’appuie sur les réactions suscitées par l’animal pour structurer et conduire sa séance.

Le bien-être de l'animal est primordial. La rencontre doit apporter des bénéfices à chacun, l'animal ne doit pas être contraint et doit pouvoir entrer spontanément en interaction.

Le professionnel doit donc sans cesse réadapter la séance de zoothérapie en fonction des réactions du bénéficiaire et de son animal médiateur.

Bon à savoir 
L’animal médiateur est sous la responsabilité du professionnel. Il doit être en bonne santé, suivi par un vétérinaire, vacciné et identifié. Si vous êtes propriétaire d'un animal de compagnie, il est important d'anticiper ses frais de santé. La Mutuelle Ociane Matmut vous accompagne vous et votre animal.

Le rôle du professionnel de santé

Le professionnel encadre la séance, structure les interactions et accompagne le patient dans la compréhension et la gestion de ses émotions. Il doit connaître : 

  • les besoins de son animal ; 
  • les pathologies ou difficultés du patient ;
  • les objectifs thérapeutique définis.

Déroulement d’une séance de zoothérapie

Chaque séance est adaptée aux objectifs, au profil du bénéficiaire et aux réactions de l'animal médiateur.

Il n'y a pas de séance type : les interactions sont toujours singulières. Le thérapeute introduit d'abord l'animal, puis guide la rencontre en fonction des objectifs thérapeutiques et des possibilités physiques et cognitives du patient, tout en restant attentif a l'évolution de la relation qui se tisse avec l'animal.

La séance peut être individuelle ou en groupe. Le professionnel propose des activités :

  • ludiques (exercices d'éducation, balade, jeux...) ;
  • de soins (caresses, brossage, nettoyage, nourrissage...).

et accompagne le patient vers ses objectifs, sans contraindre l'animal.

Dans quels établissements est-elle pratiquée ?

La zoothérapie est pratiquée dans de nombreux établissements :

  • Centres équestres ;
  • Fermes thérapeutiques ;
  • Établissements médico-sociaux (EHPAD, IME, MAS…) ;
  • Hôpitaux et cliniques (services de pédiatrie, d’oncologie, de rééducation…) ;
  • Centres de rééducation ;
  • Maisons de repos ;
  • Milieu carcéral. 

Des professionnels peuvent aussi exercer en libéral, dans leur cabinet, ou au sein d’associations.

Les différents types de zoothérapie

Le choix du type de zoothérapie, et donc de l’animal médiateur, dépend des objectifs thérapeutiques et du profil du patient (éventuelles allergies, phobies…).

Équithérapie : la médiation par le cheval

La rencontre avec le cheval peut prendre différentes formes : marche à pied, pansage, guidage, voltige ou monte. Le cheval répond à de nombreux objectifs thérapeutiques. Elle permet de travailler :

  • la concentration ;
  • la confiance en soi ;
  • la communication non verbale (le cheval ayant son propre langage corporel) ;
  • Enfin, la monte à cheval sollicite activement le corps et oblige à canaliser ses mouvements, à travailler son équilibre, ses réflexes ou encore son orientation. 

Cynothérapie : la médiation par le chien

Il est l’animal de prédilection en zoothérapie. Docile et très proche de l’humain, il est sociable et facile à éduquer, mais aussi volontaire et désireux d’interagir avec les patients lors des séances.

Le thérapeute peut proposer des activités variées avec son chien médiateur :

  • caresses ;
  • jeux ;
  • promenades ;
  • exercices d'obéissances.

La présence du chien est très motivante et réduit rapidement le stress des patients mais peut répondre aussi à de nombreux autres objectifs thérapeutiques.

Autres formes de médiation animale

De nombreux autres animaux peuvent également devenir médiateurs, comme les chats, les nouveaux animaux de compagnie (lapins, cochons d’Inde…) ou les animaux de la ferme (chèvres, poules, ânes…).

 Chaque animal a des qualités différentes, et le choix de l’animal médiateur doit se faire en fonction du profil du patient et des objectifs thérapeutiques :

  • le chat apprend la douceur et le calme, et son ronronnement a un effet antistress sur les humains ;
  • les NAC, comme les lapins ou les cochons d’Inde, sont dociles et faciles à transporter, et très appréciés des enfants.
  • les animaux de la ferme, ils attisent la curiosité et stimulent la sensorialité.

 Les bienfaits reconnus de la zoothérapie

 La médiation animale peut produire des effets observés sur plusieurs plans.

Les bienfaits psychologiques et émotionnels : apaisement et valorisation personnelle

La relation avec l'animal peut contribuer à :

  • Réduction du stress et de l’anxiété
    La relation avec l’animal en zoothérapie procure du plaisir et diminue le stress. Le caresser ou être simplement en contact avec lui influence le rythme cardiaque et active les hormones du bien-être (ocytocine, endorphine) ; 
  • Amélioration de l’estime de soi
    Se sentir accepté tel que l’on est par l’animal et interagir avec lui est particulièrement gratifiant et améliore l’estime
    de soi. Se tenir en selle et se faire obéir du cheval procure par exemple un sentiment de fierté ;
  • Diminution du sentiment d’isolement
    S’occuper dun animal, s’en approcher, le caresser, le soigner… permet d’établir un lien avec lui, mais aussi avec son entourage. Ces interactions contribuent à réduire le sentiment d’isolement suscité par des difficultés physiques ou cognitives.

Bon à savoir 
Des signes persistants de tristesse, de fatigue intense ou de perte d'intérêt peuvent traduire un mal-être plus profond. Identifiez les signes de la dépression.

 Les bienfaits cognitifs et sociaux : stimulation et interaction

Les avantages cognitifs et sociaux les plus marquants de la zoothérapie incluent :

  • Stimulation de la mémoire et de l’attention
    La zoothérapie a un effet très positif sur la mémoire et l’attention. Par exemple, en équithérapie, les patients doivent apprendre et retenir des règles autour du bien-être de l’animal et de la sécurité : ne pas passer derrière le cheval, respecter son espace, donner à manger la main ouverte… ;
  • Développement des interactions sociales
    L’animal est un être vivant qui possède ses propres émotions et réactions. La zoothérapie permet donc de prendre conscience de l’autre, de ses différences, et développe l’empathie. L’animal devient également un sujet de conversation à part entière, ce qui encourage les interactions sociales ; 
  • Facilitation de la communication
    Le contact avec l’animal pousse à l’interaction, et encourage la communication verbale et non verbale (toucher, regard…). Le patient doit également apprendre à adapter son comportement pour que l’animal y réponde (jouer, accepter d’être caressé…) et développe de nouvelles compétences sociales, comme la coopération ou le contrôle de soi.

Les bénéfices physiques : motricité et mobilité 

Les avantages physiques les plus significatifs de la zoothérapie : 

  • Travail moteur (motricité fine et globale)

Lanimal stimule les fonctions sensorielles et permet de développer la motricité fine et globale. Brosser un cheval ou un chien par exemple fait travailler la concentration, la coordination, la gestion de la force et du geste. Monter à cheval fait travailler les muscles pour se tenir droit et rester en selle, ce qui améliore l’équilibre, la force et la souplesse.

  •  Encouragement à l’activité physique douce

L’animal incite au toucher, mais aussi au mouvement pour le promener ou jouer avec lui, des activités généralement bien plus motivantes que les exercices de rééducation classique. Il encourage la mobilité et permet de prendre conscience de son corps et du corps de l’autre, surtout à cheval.

 Zoothérapie et publics spécifiques

La médiation animale peut être adaptée à différents publics, en fonction des objectifs thérapeutiques et des besoins individuels.

Enfants et zoothérapie

La zoothérapie est particulièrement efficace chez les enfants, notamment ceux qui présentent des troubles du neurodéveloppement. L’animal médiateur apaise, suscite l’intérêt et pousse à entrer en communication, sans devoir maîtriser le langage verbal. 

En interagissant avec l’animal, l’enfant prend conscience de la distance avec l’autre, de l’impact de ses émotions et de ses gestes, et apprend par effet miroir, ce qui facilite sa socialisation.

Personnes âgées et zoothérapie

La zoothérapie est un puissant stimulant pour les seniors, aussi bien sur le plan physique (motricité, mobilité…) qu’intellectuel (ravive des souvenirs…).

L’animal apporte aussi de l’affection, et permet d’exprimer ses émotions et d’échanger autour de son vécu ou ses histoires avec ses animaux de compagnie, ce qui apaise le sentiment de solitude. 

Chez les patients atteints de démence, et notamment de la maladie d’Alzheimer, le contact avec l’animal permet de s’ancrer dans l’instant présent, de retrouver des repères spatio-temporels et de diminuer les troubles du comportement.

Personnes en situation de handicap et zoothérapie

Pour les personnes à mobilité réduite, la zoothérapie peut être un levier vers l’autonomie. L’animal donne envie d'agir : le nourrir, le soigner, le promener. Cette dynamique permet de travailler la motricité sans s’en apercevoir. 

L’animal autorise aussi l’inversion des rôles : le patient n’est plus celui qui reçoit les soins mais celui qui prend soin de l’autre. Cette responsabilisation contribue à restaurer l’estime de soi et à développer son indépendance.

Patients hospitalisés et zoothérapie

En milieu hospitalier, le contact avec l’animal apaise et diminue la peur et le stress provoqués par l’hospitalisation. 

La zoothérapie permet de renouer avec des sensations agréables et d’oublier la maladie. Et l’animal facilite aussi le travail de rééducation physique ou cognitive en rendant l’effort plus ludique (brosser un chien, se mettre en selle…).

Qui peut pratiquer la zoothérapie ?

La médiation animale doit être encadrée par un professionnel formé.

Les professionnels habilités

En zoothérapie, on parle d’intervenant professionnel en médiation animale ou de zoothérapeute.

En général, ces professionnels sont issus du domaine médical ou social : 

Ils complètent leur formation initiale par une spécialisation en médiation animale.

Formations et diplômes

Plusieurs parcours permettent de devenir zoothérapeute :

  • formations qualifiantes en zoothérapie et médiation animale dans des écoles spécialisées ;
  • licence professionnelle « Métiers de la relation à l'animal compagnon : médiation, éducation, comportement » ;
  • diplômes universitaires (DU) : « Relation d’aide par la médiation animale » ou « Médiateur canin en intervention sociale ». 

Il est possible d’exercer en tant que zoothérapeute sans diplôme initial, en suivant une formation qualifiante ou en obtenant un diplôme universitaire.

Zoothérapie : le cadre légal

Cadre réglementaire en France

En France, le tier de zoothérapeute n’est pour l’instant pas reconnu par l’État. Il est néanmoins recommander de disposer d'une formation solide, à la fois en médiation animale et dans le domaine médico-social, afin d’avoir de solides connaissances des pathologies des personnes suivies en thérapie.

L’intervenant en médiation animale doit également maîtriser les réglementations liées au bien-être animal, à l’hygiène et à la sécurité des personnes.

L’obtention de l’ACACED (Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d’Espèces Domestiques) est obligatoire.

Précautions et limites de la zoothérapie 

Malgré ses nombreux bénéfices, la zoothérapie ne convient pas à toutes les situations et doit être rigoureusement encadrée. Elle : 

  • ne vise pas la guérison ;
  • ne se substitue pas à un suivi médical ou psychologique classique ;
  • est une solution complémentaire, pour assister le professionnel dans sa pratique.

 Le bien-être animal doit également être pris en compte. Tous les animaux ne sont pas faits pour la médiation animale, et il convient de respecter leurs besoins, leur rythme et leur tempérament.

Zoothérapie et assurance : ce qu’il faut savoir

La zoothérapie est une approche complémentaire utilisée dans de nombreux établissements (hôpitaux, cliniques, EHPAD…). Le plus souvent, elle est organisée et financée par l’établissement lorsqu’elle fait partie du parcours de soins du patient. 

En revanche, les séances de zoothérapie suivies à titre individuel (équithérapie en centre équestre, séances en libéral) sont à la charge du patient.

Certaines mutuelles peuvent les couvrir en tant que médecine douce et la MDPH peut aussi accorder une prise en charge pour les personnes en situation de handicap.

 

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