Les déchets routiers constituent un danger pour la sécurité et nuisent à l’environnement. Rebuts du BTP, simples ordures ménagères ou objets encombrant, les déchets prolifèrent sur le bord des routes. Plus que jamais, cette forme de pollution est l’affaire de tous.
Sommaire
Quels types de déchets se trouvent sur les routes ?
La construction, l’exploitation et l’entretien des routes sont les principales sources de déchets routiers. Inéluctables, ils sont néanmoins collectés et recyclés. En revanche, si l’abandon de tout objet encombrant sur la route relève du délit caractérisé, les « petites » ordures ménagères peuvent être évitées, car elles résultent de l’incivilité de beaucoup d’automobilistes.
Les déchets issus du BTP
Pour construire une route, l’entretenir et l’exploiter, plusieurs matériaux ou produits sont parfois laissés par les entreprises du bâtiment et des travaux publics :
- Les déblais excédentaires naturels (terre, minéraux, végétaux) ;
- Les produits manufacturés (béton, huiles, peintures, palettes, plastiques…) ;
- Les produits hydrocarbonés (enduits, goudron, asphalte) ;
- Les matériaux d’épandage (sable, sel).
Fort heureusement, les entreprises du BTP ont l’obligation de recycler au maximum leurs déchets et de nettoyer la route après leur intervention. Mais, il n’en demeure pas moins que la nature environnante en pâtit le plus souvent.
Les ordures ménagères
Le long d’un trajet, les automobilistes boivent, mangent et fument. Des entreprises et des particuliers indélicats utilisent aussi leurs véhicules pour jeter tout objet encombrant. Sur le bord des routes, on trouve de multiples déchets du quotidien habituellement triés et jetés dans une déchetterie ou une poubelle :
- Mégots ;
- Emballages plastiques ;
- Cannettes ;
- Bouteilles en verre ;
- Mouchoirs ;
- Papiers ;
- Sacs plastiques ;
- Masques chirurgicaux ;
- Autres dépôts sauvages (électroménager, literie, plomberie…).
Les cadavres d’animaux
S’ils ne peuvent être assimilés à des déchets sur la route, les cadavres d’animaux, percutés par des voitures et abandonnés sur la chaussée, peuvent constituer un réel danger.
Et, s’ils sont ramassés rapidement sur les autoroutes par les équipes d’entretien, ce n’est pas le cas sur les voies secondaires.
Lorsqu’il s’agit d’un animal de grande taille (sanglier, biche, cerf, chien...), il est recommandé d’appeler la gendarmerie ou la police qui fera procéder à l’enlèvement par un service d’équarrissage.
Quels sont les dangers pour la sécurité routière ?
La principale source de danger est de percuter un agent d’entretien qui collecte les déchets de la route.
Les bénévoles issus du milieu associatif bravent également le danger, car durant l’été, les déchets s’amoncellent, notamment sur les routes départementales, où les aires de repos équipées de poubelles sont plus rares.
Parfois, un objet mal sanglé peut tomber d’un véhicule et se retrouver sur la chaussée. Il n’est pas rare d’en apercevoir aux abords des déchetteries. Ce même déchet devient rapidement un danger pour les usagers de la route, surtout s’il est volumineux.
Un problème environnemental
Si la plupart des déchets routiers sont récoltés, entrainant un coût pour la collectivité, ils ont malheureusement eu le temps de polluer durablement la nature. De micro-déchets s’infiltrent dans les nappes phréatiques ou sont ingérés par la faune.
Les déchets qui entraînent en premier lieu une dégradation des paysages peuvent aussi avoir une implication pour la santé publique : les zones infestées sont parfois responsables de la propagation d’épidémies.
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L’exemple du mégot de cigarette
Comme toute ordure ménagère (à l’exception des déchets biodégradables), le mégot met plusieurs années à se dégrader dans la nature. Il contient de plus des substances chimiques qui sont toxiques pour les écosystèmes. Emporté par les eaux, il a de fortes chances de se retrouver en mer.
Mais, le danger principal demeure bien sûr le risque d’incendie, surtout en période estivale où l’environnement est particulièrement sujet à la propagation des feux de forêt.
Selon un rapport sénatorial de 2022, 90 % sont d’origine humaine en France et 7 sur 10 résultent de l’imprudence humaine (y compris donc les mégots jetés).
À consulter : La prévention des feux de forêt par le débroussaillage
Quelles sont les solutions ?
Le meilleur moyen de réduire les déchets sur la route, c’est de ne pas en produire. Les pouvoirs publics mènent diverses campagnes de prévention tout en renforçant l’arsenal répressif.
L’automobiliste doit, lui aussi, adopter un comportement plus responsable, l’amenant, par exemple, à :
- Prévoir une poubelle dans son véhicule ;
- Attacher convenablement tout objet qui risquerait de tomber sur la route ;
- Trier les déchets sur les autoroutes ;
- Alerter les services concernés de la présence de déchets sur la route.
Bon à savoir
Jeter tout type de déchets sur la voie publique ou privée est passible d’une amende forfaitaire de 135 € à régler dans les 45 jours.
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