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Que devient l’argent des radars automatiques ?

Un radar automatique noir au bord d'une route avec une voiture blanche en mouvement.

Les radars automatiques sont une source d’argent importante pour l’État et surtout pour les structures en charge de la sécurité des usagers de la route. Combien rapportent les radars en France ? Et à quoi sert cet argent ?

 

 

Sommaire

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    Combien rapportent les radars chaque année en France ?

    D’après le projet de loi de finances(1), les radars devraient rapporter plus de 693 millions d’euros en 2026.

    Ce montant ne reflète pas exactement toutes les "recettes" de ces équipements, car il ne tient pas compte des amendes forfaitaires majorées.

    Les autres infractions routières et l’ensemble des amendes majorées devraient, elles, rapporter 1 459 millions d’euros, soit un total de plus de 2 milliards d’euros de recettes pour l’intégralité des amendes routières.

    Les chiffres définitifs 2025 ne sont pas encore connus, mais, à titre de comparaison, les radars avaient rapporté :

    •  965 millions d’euros en 2023 ;
    • 889 millions d’euros en 2024.

     

    Bon à savoir : 

    Y a-t-il des radars sur votre trajet ? La Sécurité routière met à votre disposition une carte interactive recensant tous les types de radars que vous pouvez filtrer par type et/ou par département.

     

    Le parc de radars en France

    En 2025, la France comptait  4 029 radars selon le rapport d’activité de l'ANTAI (Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions) publié en janvier 2026.

    • 1411 radars fixes tourelles  nouvelle génération ;
    • 641 radars fixes « classiques » ;
    • 627 radars de feux rouges (classiques ou tourelles) ;
    • 530 radars discriminants ;
    • 396 radars autonomes ou « de chantier » ;
    • 74 nouveaux radars urbains de vitesse et de franchissement de feu : derniers venus installés depuis 2025, ils servent à sécuriser les zones dangereuses en ville. ;
    • 71 radars de passages à niveau ;
    • 69 radars de vitesse moyenne ou « radars tronçons » ;
    • 210 radars mobiles et embarqués : regroupe les radars de vitesse embarqués dans des véhicules, et qui « flashent » à l’arrêt lorsque le véhicule est garé au bord de la route ou une fois débarqués du véhicule, comme les radars de type « lunettes hibou ». Elle comprend aussi les voitures radar banalisées, conduites soit par les forces de l’ordre, soit par des sociétés privées habilitées par l’État.

     

    Il faut aussi ajouter les plus de 4 000 radars pédagogiques répartis en France, d'abord par l'État (882) puis ensuite par de nombreuses municipalités.
     

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    Où va l’argent des radars ?

    Contrairement à certaines idées reçues, la majorité des recettes issues du contrôle automatisé est utilisée pour des actions de sécurité routière. L’État n’en récupère qu’une petite fraction.

    Voici en détail comment seront affectés les 693 millions de recettes que devraient rapporter les radars en 2026 :

    Proportion des recettes des radars

    Somme prévue

    Organisme bénéficiaire

    Destination des fonds

    50 %

    344 millions €

    DSR
    (Délégation à la sécurité routière)
     

    • Achat/ déploiement/entretien des radars automatiques
    • Financement du système des points du permis de conduire et du traitement des messages d’infractions  par l’ANTAI

    20 %

    139 millions €

    AFITF
    (Agence de financement des infrastructures de transports de France)
     

    • Projets d’infrastructures, amélioration et modernisation du réseau routier.
    • Aménagements pour la sécurité des usagers et des agents d’exploitation
       

    14 %

    99 millions €

    État

    Participation au désendettement national

    10 %

    71 millions €

    Collectivités territoriales territoriales via le Comité des finances locales (CFL)

    Une enveloppe allouée à chaque département sert à développer et améliorer les transports en commun et la sécurité routière

    4 %

    26 millions €

    FMIS
    (Fonds de modernisation pour l’investissement en santé)
     

    Projets dans des structures sanitaires de soins, de réadaptation et dans des établissements et services médico-sociaux

    2 %

    13 millions €

    ANTAI
    (Agence nationale de traitement automatisé des infractions)
     

    Nouvelle subvention créée en 2025, qui s’ajoute celle de la DSR

     

    La contribution des radars au financement de la sécurité routière

    Les radars automatiques ont pour objectif d’améliorer la sécurité routière en verbalisant les infractions, et notamment les excès de vitesse, en cause dans 1 accident mortel sur 3(2).

    Le premier radar automatisé a ainsi été installé en 2003, avec l’engagement que 100 % des recettes soient consacrées à la sécurité routière. Mais, selon un rapport de la Cour des comptes d’avril 2025, seules 62 %(3) des dépenses financées par l’argent des radars auraient aujourd’hui un lien avec la sécurité routière.

    Les recettes issues des contraventions générées par les radars ne couvrent pourtant qu’une petite partie des dépenses engagées par l’État pour la sécurité routière.

    En effet, en 2026, la politique de sécurité routière, qui comprend l’entretien et la modernisation des routes, la signalisation et la sécurisation des infrastructures, ou encore les campagnes de communication, devrait coûter 5,05 milliards d’euros à l’État. Or, les PV des radars ne devraient rapporter que 693 millions d’euros, soit à peine 14 % du budget total.

     

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    (1) Projet de loi de finances pour 2026 : Sécurités (Gendarmerie nationale - Police nationale - Sécurité et éducation routières), Rapport général n°139, déposé le 24 novembre 2025
    (2) Observatoire national interministériel de sécurité routière, chiffres 2024
    (3) Analyse de l’exécution budgétaire 2024 Compte d’affectation spéciale Contrôle de la circulation et du stationnement routiers, Avril 2025 .
    (4) Dans la limite des places disponibles.