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Arnaques à l'assurance : comment les repérer ?

Publié en février 2018 - Mis à jour en juillet 2020

Les scénarii d’arnaque à l’assurance ne manquent pas : faux accidents, hameçonnage, appels téléphoniques suspects, SMS frauduleux. Sur Internet, par téléphone ou sur la route, les malfaiteurs ne manquent pas d’imagination pour piéger leurs victimes. Voici comment déjouer les tentatives d’escroqueries à l’assurance.

Arnaque 1 : l’escroquerie au rétroviseur cassé

 Parmi les arnaques à l’assurance, l’escroquerie au rétroviseur cassé continue de faire des victimes. Les malfaiteurs visent généralement une personne âgée ou seule en simulant un accident de la circulation.

Escroquerie au rétroviseur cassé : déroulement des faits

Sur un parking ou sur la route, un individu jette sur le véhicule de la victime un projectile pour l’inciter à s’arrêter. En s’approchant du véhicule, le malfaiteur fait des marques sur le rétroviseur ou la carrosserie et accuse alors sa victime d’avoir accroché son rétroviseur. L’escroc propose d’établir un constat amiable et demande le nom de l’assurance de sa victime. Il prétendra avoir la même puis, se prétendant conciliant, il fera semblant d’appeler l’assureur.

Il contacte en réalité un complice qui indique qu’il est préférable de s’arranger à l’amiable en payant tout de suite. Ce faux conseiller prétendrait que cela éviterait de payer la franchise pour laquelle le complice annonce un montant très élevé. Lorsque les victimes se montrent réticentes, l’escroc peut aller jusqu’à inventer un délit de fuite pour les intimider en faisant planer la menace d’une suspension de permis.

Une fois la victime convaincue de payer le dédommagement sur place, en liquide, l’escroc l’incite à se rendre à un distributeur avant de partir avec la somme extorquée.  

Comment éviter une escroquerie au rétroviseur cassé ?

Cette escroquerie à l'assurance n'est pas connue de tous. C'est pourquoi il faut informer et sensibiliser votre entourage à ces arnaques. Cependant, si vous êtes confronté un jour à ces pratiques frauduleuses, il est conseillé de suivre ces règles :

  • établir un constat amiable quel que soit l’accrochage ;
  • ne jamais donner d’argent liquide ;
  • relever la plaque d’immatriculation et le modèle de la voiture et appeler les forces de l’ordre (Police nationale : 17) en cas de doute.

 À lire aussi : Refus de constat amiable : que faire ?

Arnaque 2 : le démarchage téléphonique frauduleux

Un faux conseiller en assurances contacte un particulier en lui faisant croire à un problème urgent concernant ses assurances, un conducteur est informé d’une mise à jour du nombre de points de son permis de conduire et guidé vers un numéro payant : les cas de démarchage téléphonique frauduleux ne manquent pas.

Démarchage téléphonique frauduleux : comment se déroule cette arnaque ?

La victime reçoit un message vocal ou SMS parfois plusieurs fois dans la journée. Ce message ou SMS la conduit à contacter d’urgence un numéro surtaxé. Parmi les prétextes, on peut citer :

  • le contrat d’assurance doit être soi-disant modifié car il ne comporte pas une garantie importante (exemple : la garantie responsabilité civile) ;
  • la limite d’âge du contrat serait dépassée ;
  • la cotisation serait augmentée très fortement ;
  • l’évolution réglementaire entraînerait la nécessité de faire évoluer les garanties de votre mutuelle santé ;
  • la présence de détecteur de fumées doit être soi-disant vérifiée ;
  • le contrat actuel doit être mis à jour, il manque les coordonnées bancaires ;
  • la cotisation n’a pas été payée, l’assurance va être résiliée ;
  • une remise exceptionnelle, un tarif trop avantageux sont proposés si la souscription a lieu immédiatement…

Le but de cette arnaque est d’inciter la victime à rappeler au plus vite un numéro surtaxé afin d’encaisser les frais liés à la communication, ou d’obtenir ses coordonnées bancaires. Lorsque la victime compose le numéro à rappeler d’urgence, il arrive qu’un enregistrement lui signifie que toutes les lignes sont occupées et lui demande de patienter. Ce qui contribue à augmenter les frais de communication.

Comment déjouer cette tentative d’arnaque à l’assurance ?

Pour éviter d'être victime d'un démarchage téléphonique frauduleux :

  • Vérifiez que le numéro communiqué n’est pas surtaxé (numéros à 10 chiffres commençant par 081, 082, 089 et certains numéros courts à 4 chiffres commençant par 1 ou 3).
  • Ne rappelez jamais un numéro surtaxé que vous ne connaissez pas.
  • Appelez directement votre conseiller à partir d’un numéro de téléphone présent sur votre contrat ou un courrier afin de vérifier les dires de votre interlocuteur téléphonique (contrat non à jour, éléments manquants…). Un simple appel de vérification permet d’éviter de nombreux désagréments.
  • Soyez très prudent face à des offres paraissant trop alléchantes.
  • Signalez les appels ou SMS frauduleux au 33700, plateforme de lutte contre les spams vocaux et SMS.

Et à la Matmut ?

Jamais nous ne vous demanderons de nous rappeler sur un numéro surtaxé. Votre Agence Conseil Matmut dispose en effet d’un numéro de téléphone unique et non surtaxé : 02 35 03 68 68 (prix d’un appel normal). Qui plus est, nous ne vous demanderons jamais de venir vérifier chez vous vos détecteurs de fumées.

À lire aussi : Prévention incendie

Arnaque 3 : le phishing sur Internet

Le phishing (ou « hameçonnage » en français) revêt le plus souvent la forme d’un e-mail émis par des cybercriminels.

Phishing sur Internet : quel est le procédé ?

Dans le mails envoyés par les cybercriminels, ces derniers se font passer pour de grandes sociétés, des assurances, des services administratifs ou des banques. Leur objectif est d’amener la victime à communiquer ses numéros de carte bancaire ou les mots de passe de ses comptes pour détourner de l’argent.

Cette fraude est d’autant plus dangereuse que l’e-mail revêt toutes les apparences de ceux habituellement émis par l’entreprise : logo, nom… Des e-mails d’EDF, des impôts, de la CAF, ou encore des banques ont ainsi déjà fait l’objet d’imitations à grande échelle.

Quelques exemples de phishing

Généralement, les victimes sont attirées par l’annonce d’un remboursement imprévu ou d’une perte de leurs coordonnées. Les courriels reçus sont du type : « Suite à un incident technique, nos services ont perdu vos coordonnées, veuillez remplir le formulaire… » ou bien « Nous vous informons que nous devons vous rembourser la somme de xxx euros… ». L’email invite ensuite à cliquer sur un lien, à envoyer ses coordonnées bancaires et/ou ses identifiants.

Parmi les e-mails frauduleux classiques, on cite très souvent une demande d’envoi d’argent de la part de l’un de vos proches en situation difficile (maladie, vol de papier à l’étranger...) à l’autre bout du monde.

Comment éviter d’être victime de phishing ?

Sachez que les compagnies d’assurance, les banques et l’administration ne demandent jamais vos numéros de carte bancaire, les mots de passe de vos comptes ou vos coordonnées bancaires par email. Afin d’éviter toute tentative de phishing :

  • ne répondez jamais à ce type d’e-mail et ne les transférez pas ;
  • ne cliquez jamais sur les liens ni les pièces jointes ;
  • supprimez toujours ces messages ;
  • dans le doute, contactez par un autre moyen l’expéditeur officiel ;
  • signalez tout e-mail suspect à l’organisme dont l’identité a été usurpée et immédiatement sur la plateforme PHAROS, accessible sur le site du gouvernement : www.internet-signalement.gouv.fr ;
  • saisissez vous-même l’adresse lorsque vous vous rendez sur un site Internet.

Et lors d’un paiement (ou d’échanges de données personnelles), vérifiez que le site est sécurisé : un cadenas apparaît dans le navigateur et l’adresse du site commence par « https » au lieu de « http ».

Et à la Matmut ?

Nous ne vous demanderons jamais vos numéros de carte bancaire ni les mots de passe de vos comptes par e-mail. Par ailleurs, la navigation sur vos Espaces Personnels se fait avec le protocole sécurisé « https». En cas de doute, avant d’accéder à la demande d'un automobiliste peu scrupuleux, à un e-mail ou à un message vocal, prenez le temps de contacter la Matmut.

Fraude à l’assurance et fausses déclarations

On parle aussi d’arnaque à l’assurance ou de fraude à l’assurance lorsqu’un acte volontaire permet à l’assuré de tirer profit d’un contrat d’assurance de manière illégitime. L’assuré agit donc intentionnellement de mauvaise foi.

Les différentes fraudes à l’assurance

La fraude à l’assurance peut survenir dès la souscription du contrat d’assurance, en minorant un risque par rapport à la situation réelle, ou en assurant un risque sur lequel un sinistre existe déjà. La fraude peut aussi survenir lors d’une déclaration de sinistre lorsqu’un sinistre n’a en fait pas eu lieu, lorsque l’assuré exagère le sinistre pour obtenir un remboursement supérieur aux dommages occasionnés ou encore lors de la déclaration d’un sinistre provoqué intentionnellement par l’assuré.

Quels sont les risques encourus ? 

D’un point de vue pénal, un assuré se rendant coupable d’une fraude à l’assurance s’expose à une peine de 5 ans d’emprisonnement et une amende de 375 000 €. Concernant votre assureur, ce dernier peut, en cas de sinistre et de fausse déclaration, opposer un refus de garantie, une déchéance de garantie voire la nullité de votre contrat.

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