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Encrassement du moteur : que faire ?

Publié en septembre 2020

L’encrassement du moteur est l’un des petits désagréments courants que connaissent les automobiles – 6 voitures sur 10 en seraient victimes. S’il est synonyme de perte de puissance et d’efficacité, il peut aussi entraîner un recalage du véhicule au contrôle technique. Mais alors, comment éviter l’encrassement du moteur ? Qu’est-ce qui le cause au juste ? La Matmut fait le point.

Qu’est-ce que l’encrassement du moteur ?

Un moteur qui s’encrasse, ce n’est pas une surprise : c’est la conséquence d’un fonctionnement normal. Il s’agit néanmoins d’un phénomène à surveiller avec attention, tout au long de la durée de vie du véhicule.

Un phénomène normal

Essence, diesel, peu importe : tous les moteurs à combustion sont sujets à un encrassement progressif, et potentiellement problématique. Il faut dire que ce souci est directement lié au fonctionnement des blocs qui se trouvent sous les capots de nos véhicules.

En effet, la combustion du carburant va créer un dépôt de suie et de calamines dans les cylindres, dans le filtre à particules, dans le turbo, dans les pistons et dans la vanne EGR (Exhaust Gaz Recirculation). Et ce, dès les premières minutes et les premiers kilomètres d’une voiture ou d’un utilitaire.

On estime par exemple qu’un véhicule sur deux est encrassé de manière problématique à partir de 20 000 kilomètres… Soit deux ans en moyenne après la date de première mise en circulation pour une voiture essence, et un an et demi pour un diesel !

Des conséquences qui peuvent être graves

Si les causes d’un encrassement du moteur sont rapides à comprendre, les conséquences ne sont pas à négliger. En effet, un moteur encrassé consomme plus de carburant. Il est moins performant et moins puissant : il met, par exemple, quelques secondes de plus pour passer de 0 à 100 km/h. Il peut aussi connaître des problèmes de démarrage, ou émettre des fumées noires par le pot d’échappement.

Enfin, un moteur encrassé peut connaître des pannes régulières, liées :

  • au grippage des injecteurs ;
  • au colmatage des soupapes par les suies de la combustion ;
  • à un filtre à particules qui ne parvient plus à remplir sa mission ;
  • à une vanne EGR endommagée.

Autant d’éléments, donc, qui menacent la sécurité du conducteur et des occupants du véhicule. Mais ce n’est pas tout : l’encrassement du moteur peut, en outre, empêcher ce dernier de réussir son contrôle technique, en raison d’un non-respect des normes anti-pollution.

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Les bons réflexes pour éviter l’encrassement du moteur

Vous vous demandez comment éviter l’encrassement du moteur de votre voiture ? Bonne nouvelle : il existe quelques astuces simples pour prévenir ce phénomène, ou pour corriger le tir en cas d’encrassement trop important.

Monter dans les tours

C’est sans doute la méthode la plus simple pour éviter l’encrassement d’un moteur : augmenter les tours par minute sur route pour évacuer les suies qui circulent dans le bloc moteur et s’accumulent, notamment durant les trajets urbains. Il est conseillé de maintenir ce dernier au-dessus de 3 000 tours par minute durant au minimum 30 minutes. Concrètement, la meilleure méthode pour cela reste de ne pas dépasser la 4e vitesse, tout en roulant au moins à 90 km/h… même si, certes, cela implique de consommer plus de carburant pendant une cinquantaine de kilomètres !

Entretenir la propreté du moteur

Vous n’avez que peu l’occasion de faire vrombir votre moteur sur route nationale ou sur autoroute ? Il existe une autre solution pour éviter l’encrassement : l’utilisation d’un additif de nettoyage. De nombreuses enseignes automobiles en proposent.

Ces additifs doivent être ajoutés au carburant lors d’un plein, tous les 2 000 km – soit 2 ou 3 fois par an en moyenne – pour ceux qui vivent en milieu urbain, et tous les 5 000 km pour les habitants des zones rurales (qui ont, par nature, plus d’occasions de faire monter le moteur dans les tours).

Contenant des molécules aux propriétés détergentes, ils nettoieront les injecteurs, le turbo, le filtre à particules, la vanne EGR… Bref, toutes les parties du moteur où les suies et les calamines peuvent s’accumuler !

Les traitements de choc : nettoyage chimique et décalaminage

Votre moteur, trop encrassé, a été recalé au contrôle technique ? Les démarrages difficiles se multiplient ? Sachez qu’il est possible de réaliser un traitement chimique curatif. Cette opération doit impérativement être réalisée dans un centre auto spécialisé. Au cours du nettoyage, les suies et calamines décollées et brûlées seront récupérées dans un filtre temporaire, installé sur le pot d’échappement.

Autre option : le décalaminage. Ce traitement s’effectue grâce à l’introduction d’hydrogène pulsé dans le moteur, en passant par la vanne EGR. Le bloc moteur va alors monter en température et, comme dans un four de cuisine, une pyrolyse va décoller et brûler les éléments qui encrassent le véhicule !

À lire aussi :  Contre-visite de contrôle technique : comment ça marche ?

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