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Énergies vertes : où en est-on en France ?

Selon une étude publiée en février par l’Ademe(1), plus de 9 Français sur 10 (94 %) seraient favorables (« tout à fait » ou « plutôt » favorables, selon les termes de l’enquête) au développement des énergies renouvelables dans leur pays. Avec un attrait particulier pour l’énergie solaire… qui ne domine pourtant pas le mix énergétique renouvelable national. Le point.

Un plébiscite pour le solaire 

Si l’on en croit les études sur les énergies renouvelables, les Français identifient en premier lieu le soleil comme source potentielle d’énergie propre. Au point d’envisager de faire du solaire une consommation régulière.

 

Le solaire, mieux connu, mieux perçu

L’énergie solaire, la solution ? Si les technologies disponibles présentent quelques limites (provenance des panneaux, dépendance à la météo, etc.), toujours est-il qu’elle est perçue, comme « l’énergie qui recense le plus de qualités », selon l’enquête 2020 « Les Français et l’environnement » de l’Ademe. Mieux : elle serait aussi celle « qui assure le plus d’indépendance énergétique » (pour 33 % des répondants), et « la moins polluante » et « la moins dangereuse » (pour 32 % des répondants).

Si elle est ainsi, pour les Français, « l’énergie à développer en priorité » (devant les éoliennes ou la géothermie), elle ne parvient pas à dépasser, dans l’opinion publique, le nucléaire. Cette énergie est ainsi toujours considérée comme « la plus performante ». Preuve qu’il existe un réel esprit critique vis-à-vis des énergies vertes.

 

L’autoconsommation séduit toujours plus

L’enthousiasme pour les énergies vertes en France, est palpable du côté du baromètre 2019 OpinionWay pour Qualit’EnR(2) , l’association pour la qualité des énergies renouvelables. En effet, 97 % des Français se fient à au moins une des filières renouvelables. 42 % accordent leur confiance à chacune d’entre elles. Et 4 Français sur 5 estiment qu’elles devraient devenir la norme des logements. 

Et pour concrétiser cet enthousiasme, 88 % des répondants choisiraient l’autoconsommation de l’énergie produite. La rente solaire, c’est-à-dire la revente de la production au réseau, est quant à elle, passée de mode : elle ne séduit plus que 8 % des Français. 

Les Français s’équipent

Au-delà de la volonté, évidente, il y a les actes : 41 % des Français interrogés par OpinionWay indiquent être équipés d’au moins une source d’énergie verte (+6 points par rapport à 2018, + 9 points par rapport à 2017). Ce taux monte même à 61 % chez les propriétaires de maisons individuelles.

Chez ces derniers, on se pose moins de questions sur les énergies vertes, puisque 25 % prévoient « d’acquérir ou de renouveler un équipement valorisant les énergies renouvelables ». Ces systèmes ont même dépassé, dans les intentions d’achat, les appareils traditionnels.

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La situation en France

Depuis quelques années, les énergies vertes n’ont de cesse de se développer, avec l’appui, on l’a vu, des Français. Mais à quel point pèsent-elles dans le mix énergétique français ?

Les énergies propres se développent

Selon le bilan 2019 du Ministère de la Transition écologique et solidaire(3), les énergies vertes représentent 16,3 % de la consommation finale brute d’énergie de la France. Cela pourrait sembler peu, et pourtant : ce chiffre affiche une croissance de près de 67 % depuis 1990.

Ainsi, voici comment se répartissent en 2019 les différentes sources renouvelables :

  • bois-énergie : 41,2 % des énergies vertes en France
  • hydraulique : 19,8 %
  • biocarburants : 9,3 %
  • géothermie/aérothermie : 8,4 %
  • éolien : 7,1 %
  • valorisation des déchets : 5,9 %
  • biogaz : 2,9 %
  • solaire photovoltaïque : 2,7 % (alors que, on l’a vu, c’est la première source « verte » identifiée par les Français)
  • autres (résidus agricoles, solaire thermique, énergie marine…) : 2,8 %

Des disparités régionales...

Pour autant, toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, selon des données compilées en 2018 par l’institut Oberserv’ER(4), l’Occitanie voit 45,8 % de sa consommation électrique être couverte par les filières renouvelables. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’électricité renouvelable représente 43,7 % de la consommation électrique, tandis qu’en Île-de-France, tout juste… 1,5 %.

Les disparités régionales sont donc fortes. Et dépendent, selon Observ’ER, à la fois des installations possibles dans les zones en question, et des volontés politiques locales.

…mais des objectifs ambitieux à atteindre

Ces chiffres sont révélateurs d’un intérêt des Français comme des pouvoirs publics pour les énergies renouvelables. Il faut dire qu’il y a urgence : la LTECV (Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte), publiée le 18 août 2015, impose au pays d’atteindre 23 % d’énergie verte dans la consommation d’énergie en France d’ici fin 2020 et 32 % d’ici 2030. S’équiper, à titre individuel comme collectif, n’est donc plus une option : c’est plus que les objectifs fixés par l’UE (20 % en fin d’année et 27 % dans 10 ans).

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Devis en ligne

(1) Source : https://presse.ademe.fr/2020/02/barometre-les-francais-et-lenvironnement.html
(2) Source : https://www.qualit-enr.org/presse-communiques/barometre-enr-2019
(3) Source : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-05/datalab-53-chiffres-cles-des-energies-renouvelables-edition-2019-mai2019.pdf
(4) Source http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/html/energie_renouvelable_france.asp (télécharger le baromètre 2018)