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Quel type de chauffage est le plus économique ?

Publié en mars 2021 - Mis à jour janvier 2023

Le chauffage représente d’ordinaire 60 % des dépenses énergie d’un ménage. Mais sur une maison mal isolée, ces frais peuvent grimper à 75 % (1) des frais d’énergie. Outre le réchauffement climatique condamnant les énergies fossiles, il peut donc être financièrement intéressant de remplacer votre installation par un chauffage plus économique. Comment choisir ?

Chauffage économique : l’isolation du logement avant tout

Avant tout choix d’un système de chauffage économique, mieux vaut considérer l’isolation de votre logement comme prioritaire. Pourquoi ? Parce qu’un logement bien isolé :

À l’inverse, si vous changez de chauffage dans une maison encore mal isolée, vous devrez probablement investir dans un système plus puissant, dès lors plus onéreux.

Et ce même coûteux investissement s’avérera surdimensionné une fois que votre logement aura été isolé…

Afin d'identifier les points critiques de votre habitation, voici d’où proviennent les principales fuites de chaleur (1) dans un logement non isolé (maison d’avant 1974) :

  • Du toit (25 à 30 %) ;
  • Des murs (20 à 25 %) ;
  • Du renouvellement d’air et des fuites (20 à 25 %) ;
  • Des fenêtres (10 à 15 %).

Pour déterminer clairement les déperditions de chaleur de votre logement, vous pouvez demander un diagnostic (ou bilan) thermique. Un technicien vérifiera chauffage, ventilation, vitrages, toiture... Pour réaliser ce bilan, mieux vaut recourir à un thermicien professionnel, certifié par le CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment).

Bon à savoir : Ce bilan thermique ne doit pas être confondu avec le diagnostic de performance énergétique (DPE). Ce compte rendu, moins détaillé que le bilan thermique, n'est exigé que lors de la vente d’un bien immobilier.

Chauffage économique : quels critères surveiller ?

Les systèmes de chauffage récents sont plus performants que leurs aînés. Mais ces systèmes représentent un investissement conséquent malgré l’existence d’aides étatiques. Pour bien choisir votre solution de chauffage économique, la Matmut vous suggère de surveiller quelques critères essentiels.

Le coût et les prix de l’énergie

Le coût d’acquisition et d’installation du système de chauffage est une donnée non négligeable. Mais il ne faut pas oublier aussi les frais annuels d'entretien. 

Ces derniers ne doivent pas être ignorés : des chauffages au bois doivent par exemple être contrôlés deux fois par an, une pompe à chaleur une à deux fois par année selon les modèles.

Ces frais varient d’un dispositif à un autre : le professionnel qui vous installera votre nouveau chauffage économique pourra vous informer sur le tarif de ces entretiens et leur fréquence.

Pour rester sur l'idée du coût, tous les nouveaux systèmes de chauffage économique ne sont pas tous éligibles aux aides financières comme MaPrimeRénov' (ex : crédit d’impôt pour la transition énergétique), la Prime Énergie ou encore l’Éco-PTZ (prêt à taux 0) destiné aux propriétaires occupants.

Le prix de l’énergie (électrique, solaire, bois…) employée par le chauffage est aussi une donnée importante dans votre prise de décision.

Vous pouvez vous informer de manière impartiale sur les fluctuations de ces tarifs d’énergie grâce à la CRE (Commission de régulation de l’énergie). Cet organisme publie un observatoire trimestriel des tarifs du gaz et de l’électricité ainsi que des prospectives d’évolution des coûts à plus long terme.

À lire aussi : Pourquoi faut-il faire l’entretien de la chaudière ?


Le rendement : mesurer l’efficacité d’un chauffage économique

Le rendement c’est l’efficacité du système ou de l’appareil de chauffage : quelle quantité d’énergie de chauffe fournit-il et pour quelle quantité d’énergie consommée ? Ce critère est traduit en un pourcentage. Plus celui-ci est élevé, plus le chauffage est performant.

Par exemple, pour une chaudière biomasse, les trois combustibles disponibles ont des rendements différents :

  • La bûche a un rendement d’environ 75 % selon la qualité du bois ;
  • Les granulés ou pellets (cylindres de sciure ou copeaux de bois compressés) ont un rendement de 75 à 100 % ;
  • Les plaquettes forestières (copeaux et branches broyés et pressés) ont quant à elles un rendement s’étalant entre 75 et 95 %.

Les constructeurs de chaudière rivalisent de rendements optimistes : pour mieux choisir votre chauffage économique, consultez de préférence des évaluations objectives telles celles publiées par l’Ademe.

Chauffage économique : les avantages et inconvénients des types de chauffage

Le chauffage au bois

Le chauffage au bois permet de délaisser les énergies fossiles et d’opter pour une énergie plus écologique, car renouvelable. L’Ademe (Agence de la transition écologique) considère que le bois est, en règle générale, la solution chauffage la plus économique.

Parmi les principaux équipements employant ce mode de chauffe, on distingue surtout le poêle à bûches et la chaudière biomasse employant des granulés ou pellets.

Le poêle à bûches (foyer fermé ou insert) est adapté à de petites surfaces : il peut aussi servir de chauffage d’appoint quand la chaudière est fermée.

La chaudière à biomasse alimente quant à elle le système de chauffe (radiateurs) et/ou ballon d’eau chaude. Elle s’avère mieux dimensionnée pour de plus grandes surfaces à chauffer. Mais elle est bien plus coûteuse que les poêles à bûches ou à granulés.

À lire aussi : Poêle et cheminée : les règles pour se chauffer au bois en sécurité

Avantages du chauffage au bois

Les mérites du chauffage au bois sont nombreux :

  • Le combustible est économique, présente des prix stables et un bilan carbone neutre ou quasi neutre ;
  • Le rendement du chauffage au bois est bon, voire très bon (75 à 95 % pour les chaudières à bûches et 85 à 105 % pour les chaudières à plaquettes et granulés) (1) ;
  • Les frais d’entretien annuel sont minimes ;
  • Ce mode de chauffe est éligible aux aides de l’État que ce soit MaPrimeRénov' ou encore la Prime Énergie ;
  • Les radiateurs en place dans votre logement peuvent être conservés s’ils sont en bon état lorsque vous adoptez une chaudière à biomasse.

Bon à savoir : Un ballon tampon permet d’allonger de manière conséquente la durée de vie d’une chaudière au bois. Cet équipement stocke en effet la chaleur en surplus et peut la restituer plus tard.

Inconvénients du chauffage au bois

En dépit de ses nombreux atouts, le chauffage au bois n’est pas une solution miracle. Voici ses principaux inconvénients :

  • Nécessité d’un approvisionnement régulier d’un poêle à bois tandis que le poêle à granulé, qui dispose d’un réservoir, peut « tenir » entre 1 et 2 jours avant d’être rechargé ;
  • Un espace de stockage du combustible (bûches) doit être disponible ;
  • Les fumées doivent être correctement évacuées ;
  • Entretien impératif deux fois par an par un professionnel ;
  • Le chauffage au bois est adapté à une maison, pas à un chauffage en appartement.

La pompe à chaleur

Derrière l’appellation pompe à chaleur (PAC), on retrouve en fait trois technologies différentes :

  • La pompe à chaleur air-air : c’est la moins chère des PAC et elle s’avère un très bon choix pour le remplacement d’un chauffage électrique. Ce système, dépendant de la température extérieure doit être réservé à des régions au climat doux. Attention : ces modèles ne sont pas conçus pour produire de l’eau chaude sanitaire ;
  • La pompe à chaleur air-eau : elle est simple à installer, particulièrement si vous êtes équipé d’un chauffage central et elle pourra remplacer très efficacement une chaudière au fioul. Elle dépend de la température extérieure et devra donc être, elle aussi, installée dans une région à climat tempéré ;
  • La pompe à chaleur géothermique : elle est la plus chère des PAC, mais offre un grand confort thermique et ne nécessite pas de chauffage d’appoint.

Avantages des pompes à chaleur

Opter pour une pompe à chaleur (PAC) permet de se chauffer avec des énergies renouvelables et présente de nombreux atouts :

  • Les PAC sont modulables : elles s’adaptent aux besoins de chauffage spécifiques de chaque pièce de votre logement ;
  • Les PAC air-air et air-eau sont réversibles : elles peuvent donc fournir chaleur durant l’hiver et fraîcheur durant l’été ;
  • Une pompe à chaleur géothermique est le plus souvent compatible avec vos anciens radiateurs s’ils sont en bon état ;
  • L’installation d’une PAC est éligible à de nombreuses aides de l’État : MaprimeRénov' (PAC air-eau, PAC Geothermique) et Prime Énergie (tous types de PAC).
  • Les pompes à chaleur ont des rendements records : entre 110 et 130 % et même 140 % pour des PAC géothermiques (1) !

Bon à retenir : les assurances habitation Matmut disposent en option d’une garantie couvrant vos équipements de développement durable telles les pompes à chaleur.

Inconvénients de la pompe à chaleur

Une pompe à chaleur (PAC) n’est pas sans désavantages. Voici les principaux :

  • Une PAC nécessite un compresseur et est donc bruyante. On palliera ce défaut avec l’installation d’une isolation acoustique spécifique (par ex : écran antibruit) ;
  • Une pompe à chaleur air-eau ne couvre généralement pas la totalité des besoins en eaux chaude sanitaire, sauf s’il s’agit d’un plus coûteux modèle dit « Très haute température » ;
  • La pompe à chaleur géothermique récupère la chaleur présente dans le sol et implique donc des travaux de forage et/ou de terrassement du jardin.
  • La pompe à chaleur est un dispositif adapté aux maisons, pas aux appartements.

Le chauffage au solaire combiné

Ce mode de chauffage dit système solaire combiné ou SSC fonctionne à l’aide de panneaux solaires thermiques – à ne pas confondre avec les classiques panneaux solaires – et d’un ballon de stockage.

Avantages du système solaire combiné

Le système solaire combiné ou SSC présente des atouts forts :

  • Il est écologique car il n’émet aucun gaz à effet de serre ;
  • Ce mode de chauffe est très efficace avec des rendements compris entre 90 et 110 % (1);
  • L’entretien d’un SSC n’est pas très exigeant : une vérification générale tous les uns ou deux ans suffit généralement ;
  • Il est aussi éligible à des aides conséquentes (MaPrimeRénov', Prime Énergie, éco-prêt à taux 0, aides locales, départementales ou régionales…) et ne supporte qu’une TVA faible (5,5 %).

Inconvénients du système solaire combiné

Comme tous les systèmes de chauffage, le SSC n’est pas sans faiblesses :

  • Le SSC ne peut couvrir  l’intégralité des besoins d’un foyer en chauffage et eau chaude. Il ne peut en assurer, au mieux, qu’en moyenne 60 % et devra donc être combiné avec un autre système de chauffage (par exemple une chaudière à condensation ou une pompe à chaleur) ;
  • Il n’est conseillé que dans des régions très ensoleillées : ses performances dépendent en effet beaucoup de la météo ;
  • Le SSC est coûteux, mais son prix peut être largement amoindri grâce à de nombreuses aides.

Le chauffage au gaz

C’est la solution adoptée par près de la moitié (42 %) des ménages en France. Mais le gaz reste une énergie fossile. Se chauffer avec cette énergie n’est plus considéré comme une solution d’avenir ni comme un chauffage économique.

L’installation de chaudière au gaz n’est d’ailleurs plus autorisée dans un logement neuf par la réglementation environnementale depuis 2022. Pour les habitations collectives neuves, cette interdiction débutera en 2025.

Avantages du chauffage au gaz

Voici les principaux atouts d’un système de chauffage au gaz :

  • Une chaudière au gaz est peu onéreuse à l’achat ;
  • Les chaudières à condensation sont extrêmement efficaces : elles offrent souvent un rendement supérieur à 100 % !
  • Le chauffage au gaz est robuste et fiable. Il peut aussi être couplé à un système employant une énergie renouvelable (ex : solaire thermique) ;
  • Une chaudière au gaz a une combustion propre qui n’émet ni fumée ni cendre.

Les inconvénients du chauffage au gaz

Le chauffage au gaz, s’il est efficace, présente des faiblesses conséquentes :

  • Le gaz est une énergie dangereuse, susceptible de provoquer des explosions, des incendies et des intoxications en cas d’inhalation ;
  • Le gaz est une énergie fossile non renouvelable ;
  • Les prix du gaz peuvent être soumis à des aléas de prix importants comme en a témoigné l’explosion des tarifs consécutive à la guerre en Ukraine.

Le chauffage électrique

La grande faiblesse du chauffage électrique est qu’il est aussi énergivore et que très peu efficace avec un rendement maximum (1) de 38 % !

Si son installation est peu coûteuse, c’est donc son usage qui risque de s’avérer très onéreux.

Hors une TVA à 10 %, très peu d’aides vous appuient pour la pose de nouveaux radiateurs électriques. Ces derniers ne devraient aujourd’hui être cantonnés qu’à des chauffages d’appoints pour des pièces où les besoins de chaleur sont moindres. Par exemple, un garage ou un cellier.

Mais l'investissement dans un système moins gourmand n'est pas toujours possible. Et les différentes solutions de chauffage économique (bois, pompe à chaleur…) ne sont pas toujours adaptées en appartement. Des aménagements restent malgré tout possibles pour le chauffage électrique.

Radiateurs électriques : deux améliorations à envisager

  1. Vous pouvez remplacer vos vieux convecteurs électriques par des radiateurs à inertie. Ces modèles, d’un prix assez accessible, peuvent stocker et diffuser la chaleur même lorsqu’ils sont éteints. Les plus performants à restituer la chaleur sont les modèles en fonte, en pierre naturelle ou en céramique. Mais ils sont plus chers que les radiateurs à inertie conçus en aluminium ou acier.
  2. Les radiateurs connectés : ces radiateurs sont pourvus d’un thermostat programmable et pilotable à distance. Autant d'outils facilitant les économies d’énergie (jusqu’à 15 % selon l’Ademe).

Chaudières à fioul ou au charbon : un chauffage dépassé

Même si elles sont efficaces, les chaudières à fioul ou au charbon ne sont plus d’actualité : elles ne peuvent être envisagées ni comme une solution d'avenir ou un outil pour un chauffage économique.

Considérées comme trop polluantes, leur installation est d’ailleurs interdite dans les logements depuis le 1er juillet 2022.

Les chaudières à fioul ou au charbon encore en fonctionnement peuvent, par contre, toujours être employées, entretenues et réparées.

Remplacer ce type d’équipement est facilité. Vous pouvez en effet profiter d’aides conséquentes (Coup de pouce chauffage, MaPrimeRénov…) pour l’achat et l’installation d’un nouvel équipement plus économique de chauffage. Une chaudière à fioul pourra, par exemple, être remplacée par des équipements telles une pompe à chaleur (PAC) ou une chaudière biomasse.

À consulter : 7 astuces pour faire des économies de chauffage

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(1) Source : Ademe (Agence de la transition écologique).